Samedi dernier, vous étiez notre invité du week-end. Suite à la mise en ligne de l'interview, vous vous êtes dit étonné par certains commentaires. Lesquels vous ont choqué et pourquoi ?

Philippe Geluck: Je suis en général étonné par la violence des commentaires sur les forums, donc ce n'est pas tellement ça qui me gène. Je sais que lorsque les gens s'expriment de façon anonyme, ça génère parfois des remarques désobligeantes. Ce sont les lois du genre, même si je ne les trouve pas agréables. Par contre, ce qui me gène davantage, ce sont les commentaires dans lesquels on trouve des rumeurs sans aucun fondement. Parfois sous forme d'affirmations, parfois sous forme de questions. Lorsque c'est sous forme de questions, j'ai envie d'y répondre.

Vous faites allusion notamment aux interrogations des commentateurs quant à votre lieu de résidence et à l'endroit où vous payez vos impôts...

Oui, beaucoup de gens ont pensé que, comme j'ai travaillé en France durant une dizaine d'années, je vivais en France. Ça n'a jamais été le cas. J'ai toujours payé mes impôts en Belgique, même sur les revenus que je pouvais avoir en France. Donc c'est tout bénef pour mon pays.

Que répondez-vous à ceux qui s’interrogent sur vos revenus?

Aux personnes qui pensent que je gagne très bien ma vie, c'est sûr. Je confirme, j'en suis très heureux et très fier. Par ailleurs, j'ai créé sept emplois directs à plein temps autour de moi. Mon travail chez mon éditeur, mes travaux de collaboration avec Galler, etc, génèrent encore quelques dizaines d'emplois, et cela depuis plusieurs années. Et donc je suis assez heureux de participer à la création d'emplois dans un monde où il en manque.

D'autres internautes vous conseillaient de "retourner à vos dessins" et de ne pas vous exprimer.

Évidemment, libre à chacun de penser ça. Mais je leur conseille alors de ne pas me lire. C'est à eux que revient la décision. Je ne fais aucune déclaration ex-abrupto. Si je m'exprime sur des sujets, c'est parce qu'on me sollicite. J'ai accepté les règles du jeu. Libre à eux de penser que je n'ai pas à répondre à ce genre d'interview. Mais en même temps, leur avis est un mouvement d'humeur, pas un avis argumenté. Donc je n'ai pas envie de perdre du temps et de la salive à essayer de me justifier de quoi que ce soit auprès de gens qui ne m'aiment simplement pas et veulent le faire savoir.

Ce dimanche nous avons demandé aux internautes leur opinion sur le déménagement de Gérard Depardieu. Une grande majorité comprend son choix, vous n'en faites pas partie. Finalement, est-ce que vous ne vous sentez pas un peu marginal ?

Non, je continue à penser que c'est quelque chose que je ne cautionne pas. C'est une démarche que je n'aime pas. J'ai toujours pensé qu'il était plus loyal et civique de payer ses impôts dans son pays. L'exil fiscal est quelque chose qui me donne des boutons.

Découvrez ici l'entretien de ce samedi avec Philippe Geluck.