Les dommages causés par les actions des contrôleurs aériens s'évaluent déjà à presque 10 millions d'euros, a affirmé mardi le ministre fédéral de l'Economie Kris Peeters (CD&V), après une rencontre avec la Belgian Air Transport Association (BATA). Skeyes (ex-Belgocontrol), l'organisme en charge du contrôle aérien en Belgique, est confronté à un lourd conflit social depuis plusieurs semaines. Les tensions tournent notamment autour de l'organisation et de la charge de travail.

Fin mars, deux conciliateurs sociaux ont été nommés. Depuis lors, plus aucun mouvement de grève n'a été observé. Toutefois, les contrôleurs aériens refusent de remplacer gratuitement leurs collègues malades, ce qui engendre des fermetures temporaires du trafic aérien certaines nuits. Des postes de travail ne sont en effet pas occupés en permanence.

"Les actions chez Skeyes ont un impact direct et indirect pour plus de 63.000 employés et les dommages causés par le conflit social s'élèvent déjà à 10 millions d'euros", a estimé mardi Kris Peeters. "Nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour remettre à niveau le fonctionnement du contrôle aérien belge. Un contrôle aérien opérationnel 24 heures sur 24 est indispensable à l'économie belge."

La BATA regroupe les compagnies aériennes belges (dont Brussels Airlines et TUI Fly). Les représentants de Brussels Airport ont également participé à la réunion.