Le président de la N-VA, Bart De Wever, confirme mercredi dans une interview au quotidien Le Monde le peu d'attachement qu'il éprouve pour la Belgique.

"L'Europe peut réguler nos fonctionnements et nos solidarités, pourquoi faudrait-il s'acharner à maintenir ce toit intermédiaire qu'on appelle la Belgique?", s'interroge Bart De Wever.

Le président de la N-VA revient dans la même interview sur les fondements du mouvement flamand, répétant la vision d'un peuple flamand minorisé dans une Belgique francophone.

"Les francophones me trouvent affreux parce que je suis nationaliste. Mais c'est facile de ne pas être nationaliste quand on appartient à la culture dominante. De prôner une Belgique unie dès lors qu'elle est francophone et à son image".

Quant à Bruxelles, elle "n'est ni flamande ni wallonne", tranche Bart De Wever. "La moitié de la population y est étrangère. Son seul avenir serait celui d'une ville ouverte qui n'appartiendrait à personne, qui serait la capitale de l'Europe, la capitale de la Flandre, et la capitale de la Wallonie si les Wallons le désirent".

Enfin, Bart De Wever revient sur ses "excuses" après des propos controversés sur l'holocauste.

"J'ai eu tort d'oublier que j'étais un homme politique et que la politique n'admet pas les subtilités de l'Histoire", insiste le leader nationaliste.