Jean-Luc Dehaene vient de communiquer à la presse les résultats de sa mission, entamée en novembre 2009. Après de longs mois de négociations en toute discrétion, l'ancien Premier Ministre belge estime que les choses avancent dans le dossier BHV et que les propositions établies par lui, après négociations avec les différents partis, pourraient servir de base à la négociation proprement dite du dossier BHV. "J’étais bien conscient que cette mission ressemblait fort à une “mission impossible”" a-t-il déclaré. "Chaque communauté croît détenir la vérité en se basant sur son propre point de départ. Les deux sont en opposition totale. Un compromis n’est possible que si chaque partie est disposée à se départir en partie de sa propre logique, à intégrer des éléments de la logique du partenaire de discussion et inversement".

"Le processus risque d’échouer si la minorité refuse de négocier. J’ai heureusement pu constater que tous les partis sont disposés à œuvrer, après les élections de juin 2011, à une nouvelle étape de la réforme de nos institutions" a-t-il ajouté. "Cette négociation ne réussira toutefois que si des problèmes communautaires épineux qui ne nécessitent pas une majorité spéciale font néanmoins eux aussi l’objet d’une solution négociée.

"La discrétion dans laquelle j'ai pu travailler, à quelques exceptions près, montre que mes interlocuteurs avaient cette volonté. La discrétion était en effet une nécessité absolue pour pouvoir parvenir à des résultats. Pour la même raison de discrétion, je ne rendrai pas mes propositions publiques", dit notamment Jean-Luc Dehaene. Il ajoute qu'avec ces propositions, il a rempli la mission que le Roi lui a confiée. "A la demande du premier ministre et des présidents de parti, j'ai accepté de prêter assistance lors des négociations", conclut Jean-Luc Dehaene.

"Il n’y a pas d’accord sur l’ensemble de ces propositions" précise Jean-Luc Dehaene. "Tel n’était du reste pas l’objectif poursuivi. Mais dans la mesure où il y a une volonté politique en ce sens, je pense que ces propositions pourraient constituer la base d’un accord."