Le suspect-clé des attentats de Paris, Salah Abdeslam, arrêté le 18 mars à Bruxelles, refuse de coopérer avec les enquêteurs depuis les attentats survenus mardi dans la capitale belge, a indiqué vendredi le ministre de la Justice, Koen Geens.

"Le procureur fédéral vient de m'informer que Salah Abdeslam ne voulait plus parler depuis les attaques de Zaventem et du métro de Bruxelles", qui ont fait 31 morts et quelque 300 blessés, a déclaré aux députés belges M. Geens lors d'une réunion d'une commission parlementaire consacrée au terrorisme.

Le parquet a précisé dans un communiqué que, le samedi 19 mars, à 8h, Salah Abdeslam a été entendu durant deux heures. "Cette audition a repris les principaux points de l’enquête en cours suite aux attentats de Paris", précise le parquet.

Plus tard dans la journée, il a été entendu une seconde fois par le magistrat instructeur qui l’a placé sous mandat d’arrêt. La première audition, qui a duré une heure, concernait le dossier relatif aux attentats de Paris. La seconde audition était relative à la demande de mandat d’arrêt européen émanant des autorités judiciaires françaises. "Durant cette dernière audition, Salah Abdeslam a expressément fait usage de son droit au silence et n’a fait aucune déclaration supplémentaire", peut-on lire dans un communiqué du parquet.

Le mardi 22 mars, Salah Abdeslam a à nouveau été entendu immédiatement après les attentats de Zaventem et de Bruxelles. "Il a refusé de faire la moindre déclaration", annonce le parquet.

Cette semaine, le terroriste présumé avait annoncé qu'il souhaitait rentrer en France le plus vite possible pour "s'expliquer" sur son implication dans les attentats du 13 novembre à Paris.

Salah Abdeslam est toujours incarcéré à la prise de haute sécurité de Bruges.