Les questions liées à l'enseignement ont connu une explosion ces dernières années auprès des services du délégué général aux droits de l'enfant Bernard De Vos, a indiqué ce dernier mercredi en présentant son rapport annuel au parlement de la Communauté française.

"Les exclusions scolaires et les refus d'inscription se constatent dès la maternelle. Aujourd'hui, les services qui y sont confrontés sont débordés, principalement dans les grandes villes", a souligné M. De Vos. Ces exclusions sont notamment dues à l'impossibilité de mener un dialogue entre certaines écoles et les familles, ainsi qu'à une dramatisation de certaines situations, selon lui.

Le délégué général aux droits de l'enfant dénonce les contrats pédagogiques et de comportement, par lesquels certaines directions "rejettent sur le jeune et sa famille la responsabilité de l'exclusion" en imposant des conditions souvent impossibles à respecter par le jeune.

C'est le cas par exemple des conditions liées au retard aux cours, alors que les causes de ces retards sont souvent complexes et nécessitent un dialogue avec la famille.

Bernard De Vos stigmatise en outre l'insuffisance de la politique d'enseignement différencié au premier degré du secondaire. Concernant l'enseignement spécialisé, qui accueille un taux "énorme" de 4 pc de la population scolaire, le délégué général dénonce le manque d'intégration des élèves handicapés dans l'enseignement ordinaire: "cela concerne à peine un enfant sur 30 en Communauté française, alors que ce taux est de un sur quatre en Flandre", relève-t-il.