Les tops managers de l’Etat, au nombre de 12, comptent une seule et unique femme dans leurs rangs, constatait Hendrik Bogaert (CD&V), secrétaire d’Etat à la Fonction publique, hier sur les ondes de Twizz (lire aussi en pages 42-43). "C’est trop peu et je suis pour un quota pour les femmes, je proposerai un tiers de femmes au top de l’administration ", poursuivait-il avant de s’étonner de voir de nombreuses femmes réussir les examens du Selor mais d’en voir peu accéder à la nomination.

L’opposition N-VA a réagi très négativement aux idées "impulsives" du secrétaire d’Etat. L’instauration de quotas est tout simplement interdite légalement et de plus humiliante, a jugé le député N-VA Ben Weyts, interrogé par Belga. "Instaurer des quotas de genre est interdit par la Cour européenne de Justice. La discrimination, même positive, reste de la discrimination", a commenté M. Weyts, avant d’inviter Hendrik Bogaert à prendre exemple sur le gouvernement flamand qui s’est fixé des objectifs chiffrés et a fait passer à un quart le nombre de femmes au sommet de son administration. "Un fonctionnaire à l’émancipation organise des actions spécifiques pour les groupes-cibles sous-représentés", illustre Ben Weyts. C’est ainsi qu’une priorité est donnée au candidat issu d’un groupe-cible s’il est classé à égalité avec un autre candidat. Ben Weyts qualifie en outre d’humiliant un quota pour les femmes. "Tout comme chacun, elles souhaitent être sélectionnées sur base de leurs connaissances et de leur talent, et non en fonction de leur sexe", conclut-il.