Peu de temps après le vote du décret inscription au Parlement de la Communauté française, le SLFP-Enseignement (Syndicat libre de la fonction publique) annonçait qu'il mettait sa structure et ses moyens financiers à disposition de tout parent d'élève qui souhaitait déposer un recours contre ce décret devant la Cour constitutionnelle.

Le SLFP a désormais clôturé la liste alors que le compteur affichait une cinquantaine de requérants, selon Yves Delbecq, président du SLFP-Enseignement. "Les recours devraient être déposés officiellement début de semaine prochaine", a-t-il précisé. Auparavant, il restait au syndicat libéral et à ses avocats, à examiner les requêtes et à vérifier notamment que chacun des parents requérants dispose bien d'un intérêt, c'est-à-dire qu'il est personnellement et concrètement intéressé à la cause. Le tri ainsi effectué pourrait faire baisser le nombre total de recours qui seront effectivement déposés. On devrait en savoir plus dans les prochains jours.

Lors de l'annonce de son action juridique contre le texte de la ministre Arena (PS), le SLFP avait dénoncé l'atteinte qui était faite à la liberté des parents de choisir une école pour leur enfant et soulevé un problème de respect de la vie privée, dû au fait que c'est désormais le chef d'établissement, et non plus les parents, qui aura un rôle majeur dans la décision de changement d'école ou non d'un enfant, même en cas de force majeure.