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Deux femmes aux mains de «Farid le fou»

F.D.Mu. (st.)

Publié le - Mis à jour le

Ce jeudi matin, deux femmes sont encore enfermées avec un homme armé, au premier étage d’un immeuble bruxellois. C’est hier soir, à cause d’une affaire de garde d’enfants, que Farid Bamouhammad séquestre 4 personnes, dont ses enfants, relâchés en milieu de soirée mercredi. Cette libération ne se serait pas effectuée en échange de boissons et de cigarettes mais au prix de longues discussions avec la police.

Contrairement aux premières indications qui affirmaient que Farid Bamouhammad détenait son ex-femme, ce sont en fait la mère d’accueil des deux enfants (47 ans) et la fille de celle-ci (24 ans) qui sont toujours enfermées au premier étage d’un immeuble à proximité de la gare centrale. A l’heure actuelle on ne sait si d’autres personnes sont présentes dans le bâtiment, le parquet et la police se sont refusés à le préciser.

La police garde le contact avec l’homme de 37 ans qui était en congé pénitentiaire. Il devait normalement rejoindre mercredi dans la journée la prison d’Arlon où il purge, depuis 2002, une peine de 5 ans pour meurtre et prise d’otages au GB/Quick de Drogenbos. Ce serait par peur de ne plus voir ses enfants, âgés de 9 et 2 ans, que cet homme aurait pris la décision de séquestrer 4 personnes dont ses enfants.

Vers 22 heures, il s’est décidé à libérer ses petits, mais contrairement aux premières informations, cette libération ne se serait pas effectuée en échange de boissons et de cigarettes mais au prix de longues discussions avec la police.

Farid Bamouhammad, surnommé «Farid le fou» est dangereux, il dispose en effet d’armes et d’explosifs. Un périmètre de sécurité a donc été délimité autour de l’habitation, qui s’étend de la gare centrale à la rue des Eperonniers. Néanmoins ce jeudi matin, les navetteurs n’ont pas eu à trop de mal à rejoindre leur lieu de travail, les trains n’ayant en moyenne que 5 ou 10 minutes de retard au maximum.

Les négociations se poursuivent sans l’implication de l’ex-compagne, dont les autorités ont refusé de préciser si elle se trouvait sur place.

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