A dater de ce premier octobre, les vélos électriques, dits “speed pedelecs,” autrement dit les vélos dont l’assistance au pédalage continue de fonctionner au-delà de 25 km/h et qui peuvent atteindre jusqu’à 45 km/h seront considérés comme des cyclomoteurs.

Dès lors, les règles de circulation en vigueur pour ces derniers leur seront applicables. Leur propriétaire -qui devra être âgé de 16 ans minimum- devra porter un casque et posséder un permis de conduire. Les vélos devront également être immatriculés auprès de la DIV et être munis d’une plaque d’immatriculation spéciale. Ils devront être assurés.

C’est la popularité grandissante des vélos électriques qui a rendu nécessaire l’établissement d’un cadre légal. On peut dire que les ventes de vélos électriques explosent en Belgique et dans le monde ces derniers mois .

Philippe Decrock, de Traxio, la fédération du secteur automobile et des secteurs connexes, estime qu’entre 25 et 30% des vélos vendus aujourd’hui sont pourvus d’une assistance électrique.

Cette popularité a entraîné une hausse du nombre d’accidents impliquant ce type de deux-roues. En 2015, on a dénombré 510 cyclistes se déplaçant sur un vélo électrique ont été concernés par un accident (5% du nombre total des cyclistes accidentés). Parmi eux, 14 sont décédés et 80 ont été grièvement blessés. Plus de 65% des victimes étaient âgées de 54 ans ou plus et près de six sur 10 étaient des femmes, selon les données de l’Institut belge pour la sécurité routière (IBSR).

Incitants fiscaux

Quoi qu’il en soit, le ministre de la Mobilité François Bellot (MR) veut encourage l’usage du vélo électrique, par le biais d’incitants fiscaux. Il a entamé des négociations à cette fin avec ses collègues de la Santé publique et des Finances

Par ailleurs, le cabinet du ministre de l’Économie Kris Peeters (CD&V) a pour sa part rappelé que des négociations étaient en cours avec les assureurs afin qu’ils puissent proposer les meilleurs produits possibles aux cyclistes.