Lorsqu'ils ont appris les faits reprochés à Marc Dutroux et à son épouse Michelle Martin, les voisins du couple et des connaissances, cités jeudi devant la cour par la défense dans le cadre du volet «moralité », se sont dits «étonnés ».

«Ils étaient considérés comme les gens les plus polis du quartier. On aurait donné à Michelle Martin le bon Dieu sans confession. C'était une dame très correcte et très sympathique, qui devait être tenue par son mari. Nous avons été étonnés d'apprendre les faits. Avec mon époux, on s'en veut parce qu'on n'a rien remarqué », a expliqué une voisine.

«Dans le quartier, on n'a jamais dit du mal d'eux. Le seul reproche qu'on pouvait faire à Marc Dutroux c'était qu'il considérait que la rue était son atelier », a déclaré son époux.

La fille du couple de temoins a quant à elle estimé que Marc Dutroux était un voisin «sympathique » même s'il maltraitait quelquefois verbalement son épouse. «Mais ce n'était rien de grave. C'est comme dans tous les couples », a-t-elle précisé Un couple, qui a fréquenté le couple Marc Dutroux-Françoise D. entre 1976 et 1980, n'a rien remarqué d'anormal. «Rien dans son comportement ne laissait supposer ce qui allait se passer », a dit Gérard D. Pour ce dernier, Marc Dutroux était alors un homme «intelligent, foncièrement honnête ».

Une amie de Françoise D. a également qualifié Marc Dutroux de «sympathique et bon père de famille », même si «c'était surtout sa femme qui s'occupait des enfants ». La témoin a expliqué qu'elle avait été «saisie et marquée d'apprendre toutes les choses reprochées à Marc Dutroux plus tard ».

Fabienne C. a quant à elle vu dans Marc Dutroux un mari «charmant, attentionné » avec Françoise D.. Lors de son témoignage mercredi, cette dernière avait fait état du comportement violent de Marc Dutroux.

Des enfants ont fréquenté le domicile de Marc Dutroux dans les années nonante. Une jeune femme a expliqué que Marc Dutroux l'avait lavée alors qu'elle avait une dizaine d'années. «Il n'a pas eu de gestes déplacés », a-t-elle dit. Un père, pour qui Marc Dutroux a fait des travaux, a par contre expliqué qu'il avait refusé catégoriquement une proposition de l'accusé. Celui lui avait demandé en 1992 de pouvoir emmener en mobilhome ses deux filles en vacances. Elle n'ont cependant jamais fait état de gestes équivoques de l'accusé, a-t-il précisé.



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