En ce jour de fête de la Fédération Wallonie-Bruxelles, la Plateforme de lutte contre l’échec scolaire dresse un portrait au vitriol de l’enseignement belge...

“Jamais, depuis que l’Ecole belge existe, les droits fondamentaux tels que définis dans la Déclaration des Droits de l’Homme et du citoyen de 1789 puis dans tous les textes en découlant, dont la Convention Internationale des Droits de l’Enfants n’ont été respectés dans notre pays. Nous avons près de deux siècles de retard à rattraper.” C’est le constat général dressé par la Plateforme de lutte contre l’échec scolaire à l’occasion de la fête de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Cette coupole qui regroupe des associations luttant contre l’échec scolaire, les syndicats de l’enseignement et des académiques dresse un portrait au vitriol de l’enseignement belge. En ligne de mire : les inégalités sociales qui sont selon elle au coeur du système scolaire belge.

“Les enfants qui entrent dans nos écoles ont la chance, ou la malchance, selon qu’ils sont nés dans les milieux plus ou moins favorisés, de se retrouver face à un système scolaire qui fabrique d’importantes inégalités sociales dont nous sommes les champions du monde, toutes catégories confondues. Pire : l’école renforce les inégalités sociales. Dans notre système scolaire, selon que vous êtes nés de “puissants” ou de “misérables”, les jugements de cours d’école vous rendent gagnants ou corvéables à merci”, dénonce Jean-Pierre Coenen, président de la Ligue des Droits de l’Enfant et de la Plateforme de lutte contre l’échec scolaire.