Paul Bienbon. "Depuis des années, je dis que le vote électronique tel qu'il est appliqué en Belgique, dans la mesure où le vote est secret et qu'on ne peut pas vérifier le contenu des cartes magnétiques, est dangereux pour la démocratie. On aura un jour un accident. J'ai obtenu qu'on arrête à 40 pc le nombre d'électeurs qui sont soumis au vote électronique. Mais pas davantage. Pour l'instant, j'ai l'impression qu'on attend, qu'on veut amortir les machines".

Je ne suis pas un fan non plus. Lors du précédent scrutin, notre logo n'avait pas pu être correctement initialisé. Cela nous a joué des tours. On ne l'a pas dit publiquement car on ne voulait pas qu'on nous reproche de chercher des mauvaises excuses à notre défaite. Mais là où les gens ont voté électroniquement, nous avons eu 1 à 2 pc de moins qu'ailleurs.

Dans l'absolu, nous sommes opposés au vote électronique parce qu'il n'y a pas ce contrôle démocratique qui permet de recompter les bulletins. Pourquoi a-t-on instauré le vote électronique ? Simplement pour avoir les résultats plus rapidement. Nous ne sommes pas opposés au progrès, mais nous avons toujours questionné le sens à lui donner. Dans les villages, le jour des élections, c'est un moment de convivialité. On voit des gens, on va boire l'apéro. Et quoi, l'étape suivante, c'est la possibilité de voter de chez soi, par internet ? Donc oui, pour moi, on peut revenir en arrière. Comme on peut revenir à des circuits de consommation plus courts, reprendre le chemin des petits commerces. Le progrès, c'est aussi revenir à des valeurs de base. Vous pouvez m'expliquer pourquoi acheter une nouvelle télévision coûte moins cher que réparer l'ancienne ?