Un débat est en cours sur l'expression de convictions religieuses dans l'enseignement et la fonction publique, a-t-il rappelé. "Il y a un large débat en cours, notamment dans les Assises de l'interculturalité, et on ne peut le trancher de manière unilatérale pour le moment. C'est de la précipitation et de la stigmatisation que de conclure de la sorte. Autant il faut assurer la neutralité de l'Etat, autant il faut assurer le respect du droit de pratiquer son culte de façon visible", a souligné M. Cheron.

Le sénateur a également mis en garde contre ce genre d'initiative dans le contexte actuel. "La neutralité de l'Etat est quelque chose de très important mais on ne peut forcer le débat comme M. Mahoux veut le faire. Ce n'est pas le moment de prendre ce genre de risque", a-t-il dit. La proposition de Philippe Mahoux avait reçu en 2007 le soutien du sénateur Ecolo Josy Dubié qui a quitté le Sénat après les élections du mois de juin.