La femme - mère, indépendante, pensionnée... - refait donc débat dans notre société pétrie de liberté et d’égalité. Hendrik Bogaert, secrétaire d’Etat à la Fonction publique, a ainsi remis en selle la question controversée des quotas. Samedi, dans nos colonnes, les Femmes prévoyantes socialistes y allaient de leur constat très critique sur les mesures récemment adoptées par le gouvernement Di Rupo, lesquelles creuseraient un peu plus encore les discriminations à l’égard des femmes. Hier, c’était au tour de l’Institut pour l’égalité des femmes et des hommes de nous renvoyer, à travers une panoplie d’indicateurs, le miroir d’une société belge où il n’est pas toujours facile de vivre au féminin.

Alors, on fait quoi avec tout ça ? On peut toujours se réjouir des "évolutions positives progressives" épinglées par l’institut mentionné ci-avant. Le pire serait derrière elles... Un peu court, tout de même, quand on sait que précarité et pauvreté menacent prioritairement les femmes. Réduire les inégalités de genre - surtout en période de crise économique et sociale - devrait figurer bien davantage à l’agenda de nos "autorités" (publiques comme privées). Non pas à travers l’artifice du quota, dont on perçoit trop bien les limites dans le monde de l’entreprise, mais par la mise en œuvre de conditions menant à une véritable "égalité des chances". Car, qu’on le veuille ou non, notre société fonctionne encore trop largement sur des schémas conçus et dictés par moins de 50 % de ses membres.