Selon Bart De Wever, patron de la N-VA et bourgmestre d’Anvers, comme selon Patrick Decuyper, manager des vice-champions de Belgique de football, il n’est pas question, comme nombre de médias l’ont écrit, que Zulte Waregem, club de Flandre occidentale, déménage dans le stade anversois du Kiel abandonné par un Beerschot en faillite.

Bart De Wever semble avoir vite compris que cette éventualité risquait de lui jouer des tours pendables sur le plan politique, bon nombre d’Anversois acceptant mal l’idée d’un "parachutage" d’un club étranger à la ville et beaucoup de Flandriens se montrant tout aussi hostiles à un possible exode de Zulte Waregem.

Bref, la version officielle est devenue la suivante : MM. De Wever et Decuyper ont certes discuté ensemble mais pas au sujet d’un déménagement de Zulte, sinon, peut-être, pour ses matches européens. Pour le reste, le bourgmestre de la Métropole aurait recueilli les idées de son interlocuteur au sujet de la meilleure façon de mettre sur pied un grand club dans une ville qui n’en compte plus, alors que des entités flamandes bien plus modestes font bonne figure en D1.

Cette situation doit faire mal à l’homme politique le plus populaire de Flandre et l’on peut comprendre qu’il veuille s’informer auprès d’un dirigeant qui ambitionne, par le biais d’une fusion avec Courtrai, de créer une structure footballistique puissante en Flandre.

Toujours est-il que, comme bien d’autres politiciens, M. De Wever semble avoir besoin du sport-roi pour asseoir sa popularité. Ce n’est pas une honte en soi mais songer à recourir à des montages biscornus pour y parvenir n’est peut-être pas le choix le plus habile.