Belgique

Notre baromètre politique le montre : les écologistes sont au top. Pensez donc : il y a peu, on se demandait qui du CDH ou d’Ecolo serait le troisième parti wallon derrière le PS et le MR. Aujourd’hui, on s’interroge : les écologistes dépasseront-ils un jour les libéraux en Wallonie ?

Les raisons de ce succès ? L’adéquation entre le message Ecolo et l’air du temps. L’actualité politico-climatique constitue, quotidiennement, le meilleur argument électoral des écologistes. Oui, la planète est en danger. Il faut être aveugle, sourd ou s’appeler Modrikamen pour le nier. Les écologistes ont gagné cette crédibilité : pour les électeurs, ils sont les seuls dépositaires de la protection de l’environnement. Les autres ne sont que pâles copies.

Mais il y a une ombre au magnifique tableau des Verts : il ne suffit pas d’être Ecolo pour être efficace sur le terrain de l’environnement… Car de la théorie à la pratique, il y a parfois un fossé. Dernier exemple : la gestion calamiteuse du dossier de la station d’épuration Nord de Bruxelles par Evelyne Huytebroeck. Parader ici ou à Copenhague est une chose. Agir sur le terrain en est une autre.

Aujourd’hui, la co-présidente d’Ecolo, Sarah Turine, juge que les critiques à l’égard de Mme Huytebroeck étaient exagérées. Celles de Groen ! aussi ? Certes le chantage d’Aquiris était inacceptable. Mais qu’a fait Mme Huytebroek pour empêcher la fermeture de la station ? Gonflée, cette Sarah Turine : si le ministre de tutelle n’avait pas été Ecolo mais PS, CDH ou MR, elle aurait exigé sa démission ! En 2003, Ecolo a payé cher sa gestion dilettante du pouvoir. Le danger reviendra si les verts répètent les mêmes erreurs.