Electrabel et EDF s'opposent au fait de rendre publique la convention quant à la prolongation de la durée de vie du réacteur nucléaire Tihange 1 liant les deux entreprises au gouvernement belge. 

C'est pourquoi les deux groupes sont intervenus dans l'action menée en référé devant le tribunal de première instance de Bruxelles par un journaliste. Cette palinodie est surprenante dans le chef d'Electrabel qui avait annoncé le 12 juin vouloir faire preuve de transparence par rapport à cette convention. 

La convention secrète qu'EDF et Electrabel ont conclu avec le gouvernement belge contient les conditions précises de la prolongation de la durée de vie de la centrale nucléaire de Tihange 1, un projet apparu sous le gouvernement Di Rupo. Cette convention offrirait à Electrabel et EDF des garanties solides que le réacteur continuera à fonctionner au moins jusque 2025. Dans le cas contraire, l'Etat belge devrait verser de lourdes indemnités aux deux énergéticiens.

Jusqu'à présent, la ministre fédérale de l'Energie et de l'Environnement Marie Christine Marghem (MR) a refusé de donner des informations relatives à cette convention, que ce soit au Parlement ou aux journalistes. Selon elle, le document en question est toujours confidentiel, même si elle n'a jamais motivé concrètement cette qualification. La commission fédérale de recours n'a quant à elle pas pu offrir plus de détails car elle n'a jamais reçu le texte.

Un journaliste flamand a introduit une action en référé avec le soutien de l'association flamande des journalistes (VVJ). Lors de la séance d'introduction, vendredi, EDF et Electrabel ont annoncé qu'elles interviendraient dans l'action en demandant que celle-ci soit déclarée irrecevable ou infondée. EDF avait déjà fait savoir précédemment qu'elle s'opposerait à la publication de la convention, tandis que Electrabel avait annoncé le 12 juin n'avoir rien à cacher à ce sujet.