Entre juin 2012 et mai 2013, le "guichet retour" de Fedasil a traité 390 dossiers, représentant 530 personnes qui sont rentrées volontairement dans leur pays, a-t-on appris mardi lors de la présentation des résultats, en présence de la secrétaire d'Etat à l'Asile et la Migration, Maggie De Block. Sur la même période, 1.723 dossiers de retour ont été gérés par le réseau Fedasil (centres d'accueil, places de retour, conseillers régionaux et guichet retour). 

Tous les mois, les trois collaborateurs du guichet retour entament en moyenne 42 nouvelles procédures de retour, avec un pic à 71 en avril 2013. Les conseillers ont géré 1.475 entretiens informatifs, en plus d'appels téléphoniques nombreux.

Un tiers des 530 migrants qui ont demandé le retour volontaire sont originaire des Balkans: Kosovo (33), Albanie (52), Macédoine (59) et Serbie (68). Une grande partie de ces retours se fait par bus (45%). Les autres pays d'origine sont notamment la Slovaquie, la Russie, l'Irak, la Bosnie et le Maroc.

"Le guichet a été créé car il est indiqué, dans l'accord de gouvernement, que les retours doivent être encouragés", explique Peter Neelen, responsable de la cellule retour volontaire. "A notre guichet unique, reconnaissable et accessible, les demandeurs d'asile et les migrants sans titre de séjour peuvent obtenir des conseils."
"Décider soi-même de retourner dans son pays d'origine est mille fois plus humain qu'être contraint de rentrer", selon Maggie De Block. "Mais prendre cette décision n'est pas aisée. C'est la raison pour laquelle, nos services ont beaucoup investi l'année dernière dans la professionnalisation des conseils."

"Fedasil veille à la communication et l'aide à la réintégration. L'organisation internationale pour les migrations (OIM) organise le retour effectif en bus ou en avion", explique Peter Neelen. Fedasil offre également à certains migrants une aide supplémentaire à la réintégration, comprise entre 500 et 2.500 euros, afin de lancer un projet dans leur pays d'origine. Il ne s'agit pas d'argent remis en liquide, mais d'un budget utilisé pour des projets individuels tels que suivre une formation, démarrer une entreprise ou chercher un emploi.

2012 a été une année record avec 5.656 retours organisés par Fedasil et ses partenaires, en incluant ceux coordonnés par l'Office des Etrangers. "C'est une augmentation de 12% par rapport à 2011. Durant les cinq premiers mois de 2013, il y a déjà eu 2.086 retours volontaires, un chiffre similaire à la même période de 2012, malgré les demandes d'asile en baisse. Cela prouve que le projet de retour volontaire est et reste un succès", a estimé Maggie De Block.