Il reste 205 élèves sur 43.525 en attente d'une place en première année du secondaire, soit 0,45 pc, a annoncé jeudi la ministre de l'Enseignement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Joëlle Milquet, à l'issue d'une réunion de la Commission Interréseaux des Inscriptions (CIRI). Parmi ces 205 élèves, 125 sont originaires de Bruxelles, 10 du Brabant wallon, 25 du reste de la Wallonie et 45 de Flandre.

"La situation s'est sensiblement améliorée par rapport à ces dernières années", a noté la ministre. L'an dernier, à la même époque, 430 élèves étaient encore sur une liste d'attente.

La CIRI a décidé jeudi d'user de son pouvoir d'injonction en créant 97 places supplémentaires, dont 60 à Bruxelles.

La situation est la plus sensible dans la capitale alors que le nombre de places disponibles s'élève à 1.701 réparties dans 62 écoles. Soit des places disponibles dans plus d'une école sur deux, selon Mme Milquet.

Jusqu'au 29 août, les écoles peuvent continuer à ouvrir des places supplémentaires sur simple déclaration à l'administration. Elles peuvent également ouvrir une nouvelle classe de 1ère secondaire en bénéficiant du financement de l'encadrement si elles atteignent 22 élèves. A partir du 30 août, elles pourront encore augmenter leur nombre de places, mais en limitant cette augmentation à 2 pc.


Economies dans l'enseignement: la CGSP moyennement rassurée

La CGSP-Enseignement s'est montrée moyennement rassurée après que la nouvelle ministre Joëlle Milquet lui a fait savoir que les efforts nécessaires dans le monde de l'éducation ne devraient pas toucher le volume de l'emploi et les traitements. La ministre a évoqué jeudi la possibilité de réaliser des économies d'échelle. Demandeuses d'une revalorisation de la profession enseignante, les organisations syndicales ont rapidement compris que la législature qui débute ne s'annonce pas sous les meilleurs auspices malgré certaines annonces prometteuses. Il ne devrait pas être question de refinancement.

"Nous sommes venus aujourd'hui avec des questions très précises. Comment faut-il comprendre la déclaration de politique communautaire, qui se veut ambitieuse, au regard de l'annonce par le ministre-président d'un effort annuel récurrent de 140 millions d'euros", a expliqué le président de la CGSP-Enseignement, Pascal Chardome, à l'issue de son entretien avec Joëlle Milquet.

En guise de réponse, le représentant syndical s'est entendu confirmer "la nécessité de réaliser des efforts". Mais "le volume de l'emploi et les traitements des enseignants ne seront pas remis en cause", la ministre privilégiant des "économies d'échelle".

Du côté syndical, on s'attend à ce que les deux premières années de la législature soient entièrement consacrées à la réalisation de l'effort budgétaire, en grande partie dû au transfert de compétences. La CGSP propose de profiter de cette période pour examiner tout ce qui pourrait être fait pour rendre l'enseignement plus performant.

Une réunion plus formelle devrait avoir lieu dans deux semaines.