Si vous croisez Batman, Rambo ou James Bond sur les routes belges, ne vous étonnez pas. Depuis le 31 mars 2014, il est beaucoup plus facile de personnaliser sa plaque d’immatriculation.

Un phénomène venu tout droit des Etats-Unis et qui n’a pas tardé à séduire les Belges.

Plus de sept mille demandes en un an

Au 31 mars 2015, soit en un an, le service public fédéral Mobilité et Transports avait déjà reçu 7 020 demandes. A titre de comparaison, la DIV (Direction immatriculation des véhicules) avait reçu, en 2014, 1 279 828 demandes pour de nouvelles plaques, véhicules neufs et usagés mêlés. Les Belges se laissent donc tenter par centaines, ce qui fait les affaires de l’Etat, puisque le coût d’une telle plaque pour l’usager est de 1 000 euros.

Depuis l’entrée en vigueur du système, la DIV du SPF reçoit en moyenne 585 demandes par mois.

De la simple lettre au nom du conducteur en passant par la marque de la voiture, toutes les combinaisons sont dans la nature. Si la passion pure (l’amour d’un club de foot, par exemple) anime nombre d’amateurs, d’autres considèrent le concept d’un point de vue strictement commercial. Les noms d’entreprises trouvent également leur place sur les plaques.

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 Exemples provenant du site Licenceplate

Une procédure assez lourde

Celles-ci comportent neuf emplacements dont l’un est réservé au sceau de la DIV. Les automobilistes désireux de jouer les originaux disposent donc d’une combinaison de huit caractères pour "briller".

Une fois l’idée trouvée, il s’agit de contacter la DIV pour connaître la disponibilité de la combinaison demandée. Si la composition est vacante, il faut déposer un formulaire de réservation sur place. Ce n’est qu’à la suite de la validation par le Service public et du paiement (1 000 euros donc) que la demande d’immatriculation (ou de réimmatriculation) sera validée officiellement.

Il s’agit, on le constate, d’une démarche administrative assez lourde. Le SPF Mobilité et Transports envisage des alternatives qui rendraient les choses plus simples. Il imagine la mise en œuvre d’une procédure en ligne. Le but serait de proposer aux demandeurs d’effectuer leur demande, le paiement et la validation par voie électronique, via un site Internet.

Tout n’est pas permis

Si les fans du Standard de Liège (RSCL), les comiques (LOL) ou encore les indépendants ont cédé à la tentation du concept, tout ne leur est pourtant pas permis.

Ainsi, les plaques comportant des combinaisons xénophobes, racistes ou insultantes sont interdites. Des raisons technico-pratiques entrent également en jeu. Les formats officiels européens tels que ceux réservés aux corps diplomatiques (CD) ou aux taxis (TX) de même que les plaques commerciales (Z et ZZ) sont prohibés pour éviter toute confusion. Les demandes de plaques entièrement constituées de chiffres sont, quant à elles, réservées aux véhicules de la Cour ou aux voitures de type ancêtre datant d’avant 1954.

Les plaques ne tenant pas compte des restrictions imposées sont rappelées et radiées sans aucun dédommagement.