Entre 2019 et 2021, le Covid et 2 % de réussite en moins au CEB

La réussite au dernier CEB a baissé mais rien d’exceptionnel, d’après l’administration.

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© FLEMAL JEAN-LUC

C’est une habitude qu’on avait perdue. À la fin de chaque mois de juin, l’administration communique les résultats globaux des épreuves externes certificatives de fin de sixième primaire, le CEB (le certificat d’études de base), histoire de voir si les enfants qui s’apprêtent à entrer dans l’enseignement secondaire à la rentrée ont été plus ou moins bons que ceux qui les ont précédés.

L’année passée, ces examens ont été annulés pour cause de pandémie. Rappelons que la maîtrise des compétences attendues à la fin des six années d’études primaires est vérifiée dans trois branches : français, mathématiques et éveil (histoire, géographie et sciences). Malgré la crise sanitaire, la ministre de l’Éducation, Caroline Désir (PS), a décidé de les rétablir cette année comme indicateur précieux pour évaluer où en sont les élèves, au niveau du pilotage général de l’enseignement. A fortiori après deux années scolaires chahutées.

Résultat : sur les 52 792 élèves de 6e primaire qui ont présenté le CEB en ce mois de juin, 46 627 l’ont réussi (obtenant au moins 50 % dans chacune des trois matières), soit un taux de 88,32 %. C’est 2 % de moins qu’en 2019 (90,49 %). En comparant les résultats de ces dix dernières années, on constate qu’une fluctuation de 2 % d’une année à l’autre n’a rien de rare. "Seulement de 2 %", relève d’ailleurs l’administration dans son commentaire, "malgré les conditions particulières subies par les élèves et les équipes éducatives".

Les maths ont posé le plus de problèmes

La moyenne des résultats obtenus par l’ensemble des élèves est de 78,14 % en français, 71,52 % en mathématiques et 76,06 % en éveil. La discipline la mieux réussie est donc le français. "Peut-être parce qu’on a annoncé dès février que l’épreuve porterait sur la rédaction d’une lettre", suggère l’administration. Ce sont les maths et surtout les grandeurs qui ont posé le plus de problèmes. "Cette matière nécessite un maximum de temps de manipulations et de concrétisations au niveau des apprentissages", lit-on dans le communiqué officiel. Le souci pourrait donc être lié à la diminution du temps passé entre élèves et enseignants.

En cas d’échec ou d’absence justifiée à tout ou partie du CEB, les élèves peuvent obtenir le CEB sur la base des résultats des deux dernières années. C’est l’école qui prend alors cette décision. Enfin, les parents de l’élève auquel l’octroi du CEB a été refusé ont la possibilité d’introduire un recours contre ce refus.

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