Caroline Désir sur le calendrier de la réforme scolaire: "Nous allons nous y tenir"

Caroline Désir était l'invitée de La Matinale de RTL ce mercredi matin.

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© BELGA

Ce mardi, nous vous annoncions que le taux de réussite au CEB cette année est légèrement inférieur à celui de 2019. Pourtant, les parents espéraient un peu plus de compréhension vis-à-vis des élèves après une année très compliquée sur le plan mental. Pour RTL, Caroline Désir, la ministre de l'Enseignement, est revenue sur les problèmes engendrés par ces échecs. "Je n'ai pas encore de vue complète sur la situation en secondaire. C'est vrai qu'on a parfois des retours inquiétants de la part des associations d'élèves" a-t-elle commencé.

"Et c'est normal car les parents se retournent vers ce type d'associations pour faire parvenir des recours ou des requêtes. D'après les quelques coups de sondes que j'ai opérés dans plusieurs gros pouvoirs organisateurs, on a quelques écoles qui ont connu des taux de redoublement assez élevés, on va devoir se pencher sur ces situations, voir ce qu'il s'est passé dans ces écoles-là", a-t-elle ajouté. En revanche, l'année prochaine devrait se dérouler normalement selon la ministre. Les élèves reviendront en classe dès septembre lorsque la Belgique aura un code vert.

Caroline Désir est également revenue sur la nouvelle réforme de la scolarité. Dès 2022, les élèves auront cours pendant sept semaines avant d'avoir deux semaines de congé et des vacances d'été raccourcies. "Notre objectif est de ne pas repousser l'objectif de la rentrée 2022. Mais il y avait encore toute une série de questions à débattre avec différents secteurs comme les gardes partagées ou des scouts. Nous travaillons là-dessus. La première étape était d'établir un calendrier. Ensuite, nous répondrons à toutes ces questions."

Cette question de la réforme scolaire existe également en Flandre. La Wallonie va-t-elle devoir attendre les Flamands et, par conséquent, changer son calendrier initial? "Nous sommes préoccupés par le sort des familles qui auraient des enfants dans les deux systèmes scolaires. Si la Flandre et la communauté germanophone décidaient d'emboîter le pas et que le calendrier était un point de discussion, nous pourrions négocier."

Pour autant, pas question de prendre du retard. "Nous allons nous y tenir" tranche-t-elle. "Il est très important que l'on avance au rythme décidé par la Fédération Wallonie-Bruxelles" a clôturé la ministre de l'Education.

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