La rentrée scolaire impactée par les inondations: "On espère que pour le 15 septembre les choses seront en place"

Les élèves pourront-ils effectuer une rentrée normale au 1er septembre ? Rien n'est moins sur.

La rentrée scolaire impactée par les inondations: "On espère que pour le 15 septembre les choses seront en place"
©AP

Suite aux intempéries qui ont frappé la Belgique, de nombreux établissements scolaires ont subi d'importants dégâts. La ministre de l’Éducation de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Caroline Désir, parlait lundi "d’une course contre la montre pour pouvoir accueillir les élèves de ces écoles à la rentrée".

Pour Christian Modave, président du Comité diocésain de l’enseignement catholique, rien ne sera réglé pour la rentrée. Invité de la matinale de la Première ce mardi matin, le directeur a dressé un bilan des dégâts. "Il y a sur Liège environ 27 à 30 écoles fondamentales, secondaires, techniques et professionnelles concernées. Ce qui est plus grave, des écoles spécialisées qui ont été touchées à différents niveaux". Et de préciser plus tard : "Il y avait beaucoup de mazout également dans l’eau, donc c’est très pollué".

Une réunion du comité du diocèse a eu lieu sur le sujet. "La plupart des écoles libres sont assurées chez le même courtier, c’est le résultat d’un marché public, et ce courtier a également une seule assurance. Ça signifie donc que nous avons un seul interlocuteur, et ça, c’est important". Si les choses avancent bien quant à la réhabilitation, le travail s'annonce long.

Les dégâts matériels sont conséquents : vient alors le problème du financement des réparations. "Il faut faire la part des choses entre les différentes écoles. Les sociétés de nettoyage, on peut les engager. La société d’assurance nous a dit qu'on allait avoir des avances sur les indemnités. Mais dans les autres dossiers, on est quand même soumis aux marchés publics. Même si on peut avoir des conditions un peu plus facilitées quand il s’agit d’extrême urgence", explique Christian Modave.

"Au niveau de l’enseignement catholique, il y a une centrale d’achat qui a passé des marchés publics pour les tableaux interactifs, pour les photocopieurs… Tous les marchés publics sont en ordre et les dossiers peuvent être rentrés. Mais la difficulté ça va être : est-ce qu’il y aura suffisamment de matériel ? Est-ce qu’il y aura suffisamment de chaudières ?", s'inquiète-t-il.

Le directeur du comité du diocésain, évoque le cas précis des écoles primaires de Pepinster, commune fortement touchée par les inondations. "L’une des deux écoles est vraiment très touchée, à tel point que sa stabilité est en cause. La décision est prise, un bâtiment va être détruit. Nous allons mettre des containers en place, des classes préfabriquées", raconte-t-il.

Est-ce que tout sera prêt pour le 1er septembre ? Pour eux, "non, ce ne sera pas possible", annonce Christian Modave, "Pendant 15 jours, les enfants vont faire beaucoup d’activités ailleurs, dans le centre de Charneux. Comment vont-ils y aller ? Il y aura des sociétés de transport. Ils seront avec leurs instituteurs et on espère que pour le 15 septembre, les choses seront en place".

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