En Flandre, la rentrée dans le supérieur se fera pleinement en présentiel

Dès la prochaine rentrée académique, les hautes écoles et universités en Flandre pourront repasser à un enseignement en présentiel à temps plein et dès lors utiliser à nouveau 100 % de la capacité de leur campus.

En Flandre, la rentrée dans le supérieur se fera pleinement en présentiel
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Le ministre flamand de l'Enseignement Ben Weyts l'a annoncé vendredi, après concertation avec les représentants des hautes écoles, des universités et des étudiants. "Grâce au succès de la campagne de vaccination en Flandre, notamment auprès des étudiants, les hautes écoles et universités de Flandre pourront utiliser 100% de la capacité de leurs campus au début de l'année universitaire 2021-2022 et offrir un enseignement en présentiel à temps plein à tous les étudiants", a-t-il déclaré.

Des efforts pour assurer la possibilité de suivre des cours en distanciel, via des dispositifs numériques d'enseignement, seront néanmoins encore appliqués, pour permettre aux étudiants de suivre et réviser leurs cours à domicile. "Par exemple, les étudiants qui doivent être particulièrement prudents pour des raisons médicales ou les étudiants qui se sentent encore trop peu sûrs au vu du contexte sanitaire actuel peuvent suivre une partie des cours de manière numérique ou regarder les enregistrements des cours organisés sur le campus", peut-on lire dans le communiqué.

Les travaux pratiques et les exercices en laboratoire seront autorisés à se faire dans leur pleine capacité, et les inscriptions, les journées d'informations et les examens pourront se dérouler normalement. Enfin, les stages pourront se poursuivre, en respectant cependant les règles fixées sur le lieu de travail.

Toutefois, ce retour à la "vie normale" ne signifie pas que toutes les règles sont abandonnées. Une attention toute particulière devra être apportée à une ventilation optimale des locaux, des contrôles de la qualité de l'air à l'aide d'un compteur de CO2 pourront être effectués, et une limitation de la capacité de certains locaux pourrait être envisagée en fonction de leur sûreté sanitaire. Le port du masque lors des cours et des activités d'enseignement sera décidé ultérieurement, en fonction de l'évolution de la situation épidémiologique d'une part et des décisions du comité de concertation d'autre part.

Cette embellie des conditions d'enseignement ne concerne par contre pas (encore) les établissements d'enseignement supérieur à Bruxelles en raison du faible taux de vaccination dans la capitale. Selon le ministre Weyts, des efforts "maximaux" sont déployés pour augmenter le niveau de vaccination des étudiants et du personnel des campus bruxellois.

"La nouvelle année académique ne commence que dans un mois. Si des décisions devaient être prises à l'heure actuelle concernant l'enseignement supérieur néerlandophone à Bruxelles, elles seraient, compte tenu de la situation épidémiologique actuelle et du faible taux de vaccination, préjudiciables aux hautes écoles et aux universités de Bruxelles", a justifié Ben Weyts. Toutefois, la situation épidémiologique peut rapidement évoluer, et donc s'améliorer, avant même le début de l'année scolaire. "Nous ne voulons pas fermer tout de suite toutes les perspectives pour les étudiants à Bruxelles, tant qu'il reste du temps", a conclu le ministre flamand.

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