Rentrée masquée pour le supérieur en Wallonie et à Bruxelles : voici les règles à respecter

Toutes les activités d’apprentissage pourront être organisées en présentiel. Lavage des mains et aération sont au centre du protocole.

Rentrée masquée pour le supérieur en Wallonie et à Bruxelles : voici les règles à respecter
©DEMOULIN BERNARD

À moins de trois semaines de la rentrée, les acteurs de l’enseignement supérieur, les experts sanitaires et la ministre Valérie Glatigny (MR) se sont retrouvés en vidéoconférence (pas moins de 80 personnes !), ce mercredi, pour peaufiner les conditions de reprise des cours. Voici les dernières consignes concernant le retour sur les campus.

Comme prévu, la rentrée se déroulera en présentiel pour tout le monde. Si le port du masque reste obligatoire partout à l’intérieur, sauf le temps de manger et à quelques autres rares exceptions (1), toutes les places peuvent désormais être occupées dans les locaux, bibliothèques, médiathèques et salles informatiques comprises. Toutes les activités d’apprentissage, labos et travaux pratiques peuvent donc avoir lieu.

Certains se sont étonnés de cette obligation de porter le masque dans le supérieur, alors qu’il disparaît des écoles secondaires en Wallonie… Explication : les classes de secondaire constituent des sortes de bulles. La circulation des personnes est bien plus dense sur les campus du supérieur, avec des personnes qui voyagent régulièrement d’un pays, d’une région ou d’une ville à une autre. C’est beaucoup moins le cas dans le secondaire. Par ailleurs, le port du masque dans le supérieur permet d’éviter d’être considéré comme à risque et de devoir observer une quarantaine après avoir côtoyé un cas positif.

La désinfection des mains reste de mise ainsi que d’importantes recommandations en matière d’aération. Il est aussi conseillé de ne pas dépasser trois heures d’activité en continu dans le même local.

Les activités estudiantines (folklore, baptêmes, soirées,…) sont soumises aux règles générales en vigueur. "Il s'agit des règles en vigueur dans l'Horeca, de celles du sport pour les activités sportives, et de celles de l'événementiel pour les festivités", précise-t-on au cabinet de la ministre. À propos du "plan événement" justement, des contacts sont encore en cours avec le commissariat Covid. "Il sera publié par le fédéral", apprend-on de même source.

Mêmes mesures à Bruxelles et en Wallonie

On peut préciser qu'il n'est pas envisagé à ce stade de prévoir des mesures différentes à Bruxelles et en Wallonie. "Contrairement à l'enseignement obligatoire, plus local et plus fixe dans la composition des groupes, il est courant de voir des étudiants de Bruxelles étudier en Wallonie et inversement. Et plusieurs universités ont des antennes dans les deux régions."

Concernant la vaccination des jeunes, l’idée est de l’encourager au maximum en amenant les vaccins jusque sur les campus. À ce propos, la question de l’éventuelle obligation de vaccination pour les stagiaires et maîtres de stages dans le secteur de la santé reste à trancher.

Autre attente que la ministre s’est engagée à relayer : les étudiants souhaiteraient un schéma clair avec des paliers chiffrés permettant d’anticiper l’évolution de la situation et un éventuel changement de mesures.

Rendez-vous est pris fin septembre début octobre, pour évaluer ensemble la situation.

(1) Lorsque le port d’un masque ou de toute autre alternative en tissu n’est pas possible pour des raisons médicales, il convient d’utiliser un écran facial. En raison de la difficulté d’être audible dans un auditoire de grande capacité, pour les groupes de plus de 50 étudiants, le professeur/l’orateur est dispensé du port du masque moyennant le respect d’une distance physique de minimum 3 mètres entre lui et les participants. Enfin, dans le cadre de prestations artistiques où le port du masque est impossible, l’étudiant et/ou l’enseignant peut, moyennant une distanciation renforcée, ôter son masque le temps de sa prestation.

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