Homme armé sur le campus de Courtrai : les universités francophones sont-elles prêtes à faire face à ce genre de menace?

Homme armé sur le campus de Courtrai : les universités francophones sont-elles prêtes à faire face à ce genre de menace?
©belga
Contribution externe

Une contribution d'Alexandre Noppe, membre de l'Etincelle, un kot-à-projet néo-louvaniste centré sur le journalisme dont La Libre Etudiant est partenaire.

Jeudi dernier, un campus complet a été placé sous lockdown à Courtrai. Un homme en possession d'une arme airsoft avait été repéré rôdant autour de la haute école VIVES. Une situation qui rappelle que cette menace, que l'on connait des campus américains, peut également avoir lieu chez nous.

Comment réagiraient les universités francophones face à une menace dite « AMOK », terme générique utilisé pour parler des comportements meurtriers individuels ? Ont-elles des plans déjà prêts pour réagir en cas de crise ? Ce sont les questions que nous nous sommes posées suite à l’incident du jeudi 16 octobre en Flandre occidentale.

À l’UCLouvain, on tient d’abord à rassurer sur l’existence de ce risque. "Rien n’indique une menace de ce type actuellement sur nos campus", rappelle Isabelle Decoster, porte-parole de l’Université catholique. Un système de prévention et de sensibilisation existe tout de même depuis 5 ans. L’université est précurseur au niveau francophone sur ce sujet. "Il vaut mieux vaut prévenir, quitte à ne jamais utiliser les systèmes."

Une communication spécifique vers les étudiants

Le choix de l’UCLouvain est d’informer les étudiants de l’existence de ce phénomène, et d’inculquer les bons réflexes à avoir. C’est le schéma connu du "Run – Hide – Fight" qui a été suivi. Courir et fuir d’abord, se cacher ensuite, et n’intervenir pour sa survie qu’en dernier recours. Les services de sécurité de l’université ont également diffusé une vidéo de prévention dans les canaux internes, et réalisé une large campagne d’affichage. Des dispositifs de prévention ont également été placés dans les auditoires pour faciliter l’intervention du service de sécurité et la surveillance de l’UCLouvain, mais nous ne les détaillerons pas pour des raisons évidentes de sécurité.

L’université néolouvaniste semble donc prête à réagir, même si rien n’indique une augmentation de la pression sur les campus.

Les autres universités francophones contactées ne nous ont malheureusement pas fourni d'informations précises à ce sujet.