Le projet de décret qui réforme la formation initiale des enseignants est sur les rails

Le texte approuvé par le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles reviendra prochainement sur les bancs des députés.

Le projet de décret qui réforme la formation initiale des enseignants est sur les rails
©IPM

Le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a approuvé ce vendredi, en quatrième et dernière lecture et sur proposition de la ministre de l’Enseignement supérieur, Valérie Glatigny (MR), le projet de décret réformant la formation initiale des enseignants (“RFIE”). Le texte sera soumis prochainement au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Il doit entrer en vigueur pour l’année académique 2022-2023.

Par communiqué, le gouvernement rappelle que l'objectif est de "contribuer à l'amélioration du système éducatif". Il évoque en outre quelques-uns des changements.

La formation de tous les enseignants du tronc commun passera de 3 à 4 ans.

Les futurs professeurs seront désormais formés via une co-diplomation entre les hautes écoles, les universités et les écoles supérieures des arts.

Par ailleurs, confirme aussi le gouvernement, l'étudiant devra dorénavant réaliser un stage de longue durée au cours d'une année académique, de préférence dans un seul établissement. "Il est donc crucial de permettre aux futurs professeurs une entrée progressive, encadrée et accompagnée dans leur métier." C'était l'une des demandes d'un collectif mobilisé sur la question.

L’objectif du stage est pédagogique, c’est explicitement précisé dans le texte, ajoute le cabinet Glatigny qui annonce aussi qu’un budget sera débloqué pour la formation des maîtres de stages (cela représente un montant de 1,6 millions d’euros structurels). C’était un autre souhait du même collectif.

Reste à voir quelle solution sera trouvée concernant les barêmes pour payer les futurs enseignants ainsi formés. Ils restent “la” question qui fâche.

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