Des étudiantes en médecine poussées à se déshabiller durant leur baptême à Anvers, un cercle suspendu

Le recteur de l'UAntwerpen a décidé de prendre des sanctions immédiates.

Des étudiantes en médecine poussées à se déshabiller durant leur baptême à Anvers, un cercle suspendu
©bureaux régionaux
J.F.

Selon les informations révélées par Het Laatste Nieuws, quatre étudiantes de première année ont été poussées à se déshabiller durant une activité de baptême organisée par Aesculapia, le cercle des étudiants en médecine de l'UAntwerpen. Elles auraient également dû mimer des actes sexuels explicites.

Si les jeunes femmes ne se sont jamais retrouvées nues ou torse nu, ces pratiques violent la charte flamande et anversoise des baptêmes. Herman Van Goethem, le recteur de l'université d'Anvers a donc décidé de frapper un grand coup. Il a aussitôt suspendu le cercle en question jusqu'à la fin de l'année académique. "Nous regrettons particulièrement que toutes nos activités soient annulées", regrette Kira Rooman, la présidente du cercle étudiant. "Nous sommes plus que des organisateurs de baptême. Nous organisons également des colloques culturels, nous vendons des livres, nous organisons des soirées de détente, des séjours au ski. Nous en sommes vraiment attristés." La faculté de médecine a toutefois tenu à mettre les choses au clair : cela ne veut pas dire que toutes les activités pour les étudiants en médecine seront interdites cette année.

Vers une démission des dirigeants du cercle

Selon les informations de la Gazet van Antwerpen, le recteur ne s'est pas arrêté là et a envoyé un mail aux étudiants à la tête du cercle pour demander leur démission. Il leur a entre autres rappelé qu'ils avaient signé la charte des baptêmes et qu'ils étaient donc tenus de l'appliquer. Même si tous les membres du directoire du cercle n'étaient pas présents durant l'activité concernée, le recteur est d'avis qu'ils n'auraient pas dû l'autoriser, et que les étudiants présents auraient dû s'y opposer, ce qui n'a pas été le cas.

Les jeunes à la tête du cercle comprennent que des sanctions étaient nécessaires, mais ils espèrent toujours pouvoir les alléger un peu. "Nous continuerons à parler avec les étudiants concernés", a assuré la faculté de médecine anversoise. "Nous les invitons à une réflexion autour du comportement professionnel (...) Notre faculté considère que c'est très important dans le développement de nos étudiants en bons professionnels de la santé."

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