La FEF mène une action symbolique contre la réforme paysage, jugée trop élitiste : "Aucune amélioration du dispositif actuel"

Une délégation étudiante ira lundi symboliquement faire part du décès de l'avenir des étudiants aux partis qui composent le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, annonce la Fédération des étudiants francophones (FEF).

La FEF mène une action symbolique contre la réforme paysage, jugée trop élitiste : "Aucune amélioration du dispositif actuel"
©Jean Luc Flémal
Belga

Cette action vise à protester contre la réforme paysage, trop élitiste selon la FEF. Alors que la réforme paysage, déjà approuvée par le Gouvernement de la communauté française, doit être étudiée mardi par la commission de l'enseignement supérieur du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, la FEF dénonce son caractère élitiste qui pourrait creuser les inégalités déjà présentes dans l'enseignement supérieur.

Selon la fédération, dans un contexte où la précarité touche plus d'un étudiant sur trois, la combinaison entre la légalisation de la pratique de la note absorbante et les nouvelles conditions de réussite et de finançabilité va rendre la réussite et l'enseignement supérieur moins accessible aux personnes provenant d'un milieu défavorisé. Une étude de l'Observatoire de la vie étudiante de l'Université Libre de Bruxelles a en effet récemment mis en exergue les liens étroits entre la condition sociale des étudiants et les chances de réussite.

"En imposant des règles plus strictes sans s'attaquer réellement à la précarité et à la question de l'aide à la réussite, la réforme qui arrive sur la table des parlementaires ne présente aucune amélioration du dispositif actuel", regrette la FEF.

La Fédération en profite pour rappeler la tenue d'un rassemblement général le 17 novembre prochain à Bruxelles, sur la Place du Congrès et devant le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles pour appeler le parlement à lutter contre la précarité étudiante et à freiner la réforme paysage.

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