Pas d'accord pour rendre le cours de religion optionnel, selon le MR, mais une "option"

Le MR a contesté mardi qu'il y ait un accord au sein de la majorité en Fédération Wallonie-Bruxelles pour rendre optionnel le cours de religion ou de morale. Selon lui, il s'agit d'une "option".

Pas d'accord pour rendre le cours de religion optionnel, selon le MR, mais une "option"
©Jean-Luc Flémal

Dans un communiqué, le groupe MR du parlement francophone a confirmé qu'il s'agissait de l'une des possibilités à examiner par le gouvernement de la Fédération. Lundi, les groupe de la majorité, soit le PS, MR et Ecolo, ont présenté à la presse un texte de résolution qui demande au gouvernement entre autres choses de mettre en oeuvre un cours de philosophie et de citoyenneté obligatoire de deux heures par semaine dans l'enseignement officiel au lieu d'une heure actuellement. Dans l'alinéa suivant, ils demandent de rendre les cours de religion et de morale "optionnels" tout en continuant à les proposer dans des conditions confortables pour l'élève puisqu'il s'agit d'un droit garanti par la Constitution. Le dernier alinéa demande "d'étudier toute autre modalité organisationnelle y compris dans le cadre de futures réformes".

"Je confirme qu'il n'y a aucun accord pour rendre optionnel les cours de religion. Le texte de la résolution est très précis. C'est une option mais toutes les autres possibilités dans le cadre de la grille horaire doivent être envisagées. Pas de conclusion erronée", a déclaré le président des libéraux francophones sur Twitter.

"Le Mouvement réformateur tient ici à rappeler que cela ne signifie en rien la fin des cours de religion et morale", a dit de son côté le groupe MR du parlement de la FWB. "Si des cours de religion et de morale optionnels est une possibilité à examiner par le gouvernement, ce n'est pas la seule !"

A l'égard des professeurs de religion et de morale, les libéraux précisent que la réforme sera mise en oeuvre progressivement en concertation avec les pouvoirs organisateurs et les syndicats et en examinant diverses possibilités d'organisation de ces cours, par exemple en module (c'est-à-dire en les condensant sur un certain nombre d'heures) ou en classes verticales (plusieurs années en une classe), voire en les intégrant dans la réforme des rythmes scolaires.

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