Retard considérable du tracing chez les enfants: jusqu'à une semaine pour que l'école soit avertie d'un cas positif

Depuis la reprise du tracing dans les écoles et l'envolée des contaminations, les call-centers régionaux sont débordés, rapporte Le Soir jeudi.

Retard considérable du tracing chez les enfants: jusqu'à une semaine pour que l'école soit avertie d'un cas positif
©Michel Tonneau

Il faut parfois une semaine pour que l'école soit avertie d'un cas positif. Désormais lorsqu'un cas positif est avéré dans une école (élève ou enseignant), le call-center régional (l'Aviq pour la Wallonie, la Cocom pour Bruxelles) est chargé de délivrer un certificat de quarantaine et de relever les cas contact à haut risque. Ces derniers sont contactés, toujours par le call-center, pour recevoir un certificat et la prescription d'un test PCR. Après avoir collecté toutes ces informations, le call-center alerte le centre PSE ou le CPMS (pour le réseau WBE) concerné de la présence d'un cas positif. La même procédure se répète pour chaque cas. Le centre PSE ou le CPMS est chargé de suivre l'évolution des cas dans l'établissement et de prendre contact avec la direction. C'est seulement à cet instant que la direction doit intervenir pour informer les parents de la présence d'un cas dans la classe de leur enfant.

Vu l'envolée des cas dans la société en général, les call-centers régionaux ne suivent plus la cadence. "Il n'y a qu'à Bruxelles que le call-center arrive encore à téléphoner à toutes les personnes contaminées dans les 48 heures. En Wallonie et en Flandre, seuls 25 à 50 % des individus positifs sont contactés", indique Karine Moykens, présidente du comité interfédéral en charge du tracing.

"Le retard est considérable", confirme Christine Toumpsin, présidente du collège des directeurs du fondamental libre et directrice de l'Institut Notre-Dame d'Anderlecht. "Lorsqu'un parent nous avertit que son enfant est positif, nous sommes officiellement prévenus cinq, voire six jours plus tard. Si un parent décide de ne pas nous prévenir, nous n'en savons rien".