Vers une fermeture des écoles ? "On doit tout faire pour éviter ce scénario"

La ministre de l’Éducation affirme que ce scénario n’est pas sur la table à ce stade.

Maïli Bernaerts (avec Belga)

Dans un contexte où les fermetures de classes et les quarantaines d’élèves semblent se multiplier à vue d’œil, la ministre de l’Éducation Caroline Désir (PS) se veut rassurante quant à une éventuelle fermeture anticipée des écoles. La ministre s’oppose en effet fermement à ce scénario tout comme à celui d’un retour à un enseignement hybride.

"Il n’y a en tout cas pas de fermeture anticipée des écoles ou de passage à l’enseignement à distance sur la table à ce stade. Je pense qu’on doit tout faire pour éviter une mesure générale de ce type."

La ministre rappelle par ailleurs que les pouvoirs organisateurs sont libres de fermer des classes si la situation devient trop compliquée à gérer pour des raisons sanitaires ou pédagogiques.

"Les autorités sanitaires peuvent fermer une classe ou école pour des raisons de santé, mais les pouvoirs organisateurs peuvent aussi le faire pour raison organisationnelle. Ça veut dire que si les choses deviennent trop compliquées à organiser sur le plan de la continuité des apprentissages parce qu’on a trop de professeurs absents, un pouvoir organisateur peut fermer quelques jours pour faire refroidir le système et retrouver une stabilité. J’ai confiance en eux, jamais ce n’est fait de gaieté de cœur et ils ont cette souplesse qu’ils peuvent utiliser dans l’intérêt du système."

Moins de 1% des classes fermées

Interrogée sur Bel RTL ce mercredi matin, la ministre a indiqué que quelque 350 classes - sur environ 45.000 - sont actuellement fermées pour cause de covid dans les écoles de la Fédération-Wallonie-Bruxelles. "Ces chiffres sont en augmentation depuis deux semaines mais ne représentent que moins de 1% de l'ensemble des classes", a-t-elle nuancé.

La ministre a par ailleurs rappelé sa position sur le port du masque pour les élèves de 5 et 6e primaire: le masque est utile s'il est bien porté, ce qui pose problème pour des enfants de 10 ou 11 ans. "Et les régions ou les pays qui l'imposent aux enfants n'échappent pas à l'augmentation des contaminations", a-t-elle souligné.

Enfin, en ce qui concerne l'interdiction des voyages scolaires avec nuitées jusqu'au carnaval, "c'était principalement une demande des pouvoirs organisateurs", a assuré Caroline Désir. Ces derniers craignaient en effet la lourdeur des protocoles qui auraient dû être mis en place, avec notamment la menace de rapatriement de tout le groupe dès le premier cas de covid


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