"Des taux d’absentéisme historiquement élevés" : il n'y a jamais eu autant d'absents dans les écoles secondaires

En une semaine, le taux d'absentéisme a fortement augmenté à tous les niveaux d'enseignement pour atteindre 14% chez les élèves et les enseignants de secondaire.

"Des taux d’absentéisme historiquement élevés" : il n'y a jamais eu autant d'absents dans les écoles secondaires
©Jean Luc Flemal

Comme on s'y attendait, le nombre d’absences dans les écoles a fortement augmenté, tant dans le fondamental qu’en secondaire. C’est ce que confirme le dernier baromètre réalisé par le Segec (Secrétariat général de l’enseignement catholique) en date du 18 janvier 2022.

Dans les écoles maternelles et primaires, on est passé de 2,5% à près de 5% (4,8) des directions absentes. Dans les rangs des enseignants, 14% manquent maintenant à l’appel (pour 8,3% la semaine passée). Et on compte également 14% d’absents parmi les élèves (pour 8,2% une semaine plus tôt).

"Ce sont des taux d'absentéisme historiquement élevés et comparables à ceux enregistrés à la fin du mois de novembre 2021", constate le directeur général, Etienne Michel.

"La situation déjà quasiment critique": la balle est dans le camp des virologues et ministres

Le relevé du secondaire est du même acabit. Plus de 18% (18,6) des éducateurs ne sont pas au poste (on venait de près de 13% en date du 11 janvier). Concernant les élèves et les enseignants, les classes se vident dans la même proportion que chez les petits avec un taux de 14% d’absents.

"Ce sont les taux d'absentéisme les plus élevés jamais atteints depuis le début de nos prises de mesure, à savoir en octobre 2020", a encore commenté Etienne Michel. Et d'ajouter: "Il faut sans doute considérer que la situation est d'ores et déjà quasiment critique dans la perspective d'une organisation soutenable des écoles."

La balle est dans le camp des virologues et des ministres concernées, Caroline Désir (PS) et Bénédicte Linard (Ecolo), pour décider si une réaction s’impose.

La Flandre lance ses petites idées

La Flandre en tout cas lance ses petites idées. Les CLB (centres d’orientation scolaire, l’équivalent des PSE ou centres PMS) suggèrent d’abandonner la fermeture automatique d’une classe quand quatre de ses membres sont contaminés. Une idée balayée par le ministre fédéral de la Santé, Frank Vandenbroucke (Vooruit), opposé à trop de changements successifs.

Autre annonce : le ministre flamand de l’Enseignement, Ben Weyts (N-VA), veut tout le monde sur le pont et envoie les inspecteurs dans les classes, pour y remplacer les enseignants absents. Toutes les missions d’inspection sont dès lors suspendues.