Le Kot Erasmus, le KAP qui veut rendre le séjour des étudiants internationaux inoubliable

Pour le deuxième numéro de la série "Cap sur les KAP", qui s'intéresse aux kots-à-projet, "La Libre Etudiant" est partie à la rencontre du Kot Erasmus, implanté sur le campus de Louvain-la-Neuve.

Pendant que les étudiants profitent de la semaine blanche en allant au ski ou en prenant une pause bien méritée après leurs examens, le Kot Erasmus, lui, est déjà sur le pont. Il faut dire que la période avant chaque rentrée est généralement le moment le plus chargé de l'année pour eux. Ils doivent en effet accueillir les Erasmus qui arrivent petit à petit à Louvain-la-Neuve. "On ne dort pas beaucoup ces temps-ci", sourit Victoria Majois, la présidente du Kot Erasmus.

Bien sûr, les universités belges organisent des sessions d'information et d'accueil, et l'Erasmus Student Network (ESN) aide les étudiants internationaux de diverses façons, mais le Kot Erasmus agit également, à sa manière. Lors de la "Welcome Week", juste avant le début du quadri, ils mettent en place toutes une série d'activités pour permettre aux étudiants internationaux de faire des rencontres dès leur arrivée. "Ici, par exemple, nous leur cuisinons un repas contre une participation de 2 euros. Le but, c'est vraiment qu'on mange tous ensemble et qu'on apprenne à se connaître", poursuit Victoria Majois. Covid oblige, le CST est requis à l'entrée de la salle louée pour l'occasion et le nombre de places est limité à 50. Toutefois, les étudiants pointent rapidement le bout de leur nez.

Dès qu'ils passent la porte, ils sont aussitôt accueillis chaleureusement par un membre du KAP. Les conversations se font naturellement, en anglais, en français ou dans n'importe quelle autre langue permettant la communication entre les jeunes. "Bonjour, je viens de Florence", explique un étudiant dans un français teinté d'un accent italien. Chacun se présente alors. "Ah mais toi je te connais, on s'est déjà parlé sur Whatsapp", constate l'étudiant Erasmus. En effet, le Kot Erasmus tente de contacter les étudiants internationaux avant même leur arrivée à l'université, pour leur proposer de participer aux activités. "Ce n'est pas toujours facile d'avoir les listes complètes, mais on se débrouille pour en contacter le plus possible", explique la présidente du KAP.

"On trouve toujours des idées pour les rassembler"

Au-delà des soirées de bienvenue, le Kot Erasmus les aide également à s'installer. "Cette année, au moins 80 étudiants n'avaient pas de logement au moment de leur arrivée. On avait donc prévu le coup et on avait demandé aux autres kots-à-projet s'ils pouvaient les héberger momentanément. On est super content car les retours ont été positifs. On a évité à ces étudiants d'aller dans des hôtels. Avant, on avait des dortoirs, mais on en a pas eus cette année", regrette l'étudiante. Le Kot Erasmus dépanne aussi les étudiants qui n'ont pas toutes les affaires dont ils ont besoin au moment de leur emménagement. "On récupère les affaires des Erasmus qui partent et on les donne aux Erasmus qui arrivent. Cela peut être des couverts, des draps... Bref, on leur donne tout ce qui peut leur être utile."

Et il n'y a pas qu'au moment de leur arrivée que le KAP s'occupe des Erasmus. "On trouve toujours des idées pour les rassembler durant le quadri", se réjouit-elle. "On essaie de les réunir autour de leurs centres d'intérêts. Par exemple, ici, on peut voir des listes regroupées par thème. Chaque étudiant qui a des affinités avec ce thème peut laisser son numéro. Nous, après, on crée des groupes Whatsapp où ils peuvent discuter entre eux." Mais ce n'est pas tout. "On organise un 'international dinner' où chaque étudiant cuisine et présente une spécialité de son pays. On a tous quelque chose à apprendre des autres. Et puis, comme ça, nous aussi on fait un peu un Erasmus sans bouger de la Belgique", plaisante Victoria.

"Même après leur départ, on ne les oublie pas"

En tous les cas, cette aide est fortement appréciée des étudiants. Danièla, tout juste arrivée du Québec, est très contente de l'accueil. "Je suis venue toute seule, je ne connais personne. C'est parfois dur de rencontrer des gens. Là, j'en rencontre dès mon arrivée, c'est chouette". Il y a quelques mois, Marta débarquait d'Espagne. Elle a été tellement conquise par le projet du Kot Erasmus qu'elle a souhaité le rejoindre. "Pour avoir déjà fait un échange dans un autre pays, je sais que ce n'est pas toujours facile de s'intégrer. Quand j'ai vu ce qu'ils faisaient sur Facebook, j'ai tout de suite voulu en faire partie. Grâce à eux, j'ai non seulement pu rencontrer des Belges, mais également d'autres Erasmus. Je trouve qu'ils réunissent le meilleur de ces deux mondes."

Généralement, les liens tissés sont tellement forts que les contacts se poursuivent, même quand les étudiants retournent chez eux. "Nous sommes les premières personnes qu'ils ont vues en arrivant, donc ils ne nous oublient pas. Et nous non plus, on ne les oublie pas", détaille Victoria.

Cette année, le Kot Erasmus est composé de 13 personnes: 8 Belges et 5 Erasmus qui viennent d'Albanie, du Québec, d'Argentine, d'Irlande et d'Allemagne. Mais, dans quelque temps, l'équipe changera, au rythme des retours des étudiants dans leur pays d'origine. Si l'équipe se renouvelle donc fréquemment, son but, lui, reste identique: rendre le séjour en Belgique des Erasmus inoubliable.

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