Vous doutez de votre choix d’études? Voici 6 pistes pour avancer

Contribution externe
Vous doutez de votre choix d’études? Voici 6 pistes pour avancer
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Une contribution de Blandine Clément, membre de l'Etincelle, un kot-à-projet néo-louvaniste centré sur le journalisme dont La Libre Etudiant est partenaire.

Pour de nombreux étudiantes et étudiants, les vacances de Pâques sont consacrées aux premières révisions. Certains se confrontent ainsi à des questionnements sur leur choix d'études. Si c’est votre cas, pas de panique: il existe des solutions. La Libre Étudiant fait le point avec Anne-Bénédicte Licot, conseillère en orientation scolaire et professionnelle.

1. Revenez à vos premières motivations : il peut être intéressant d'explorer les raisons qui vous ont poussé à choisir ces études, et d'évaluer si elles sont toujours d'actualité. Identifiez le déclencheur de votre mal-être : stress, manque de sens, découragement ? Anne-Bénédicte explique : « Il faut comprendre pourquoi ça bugge, se poser des questions qui font réfléchir voire qui déstabilisent, mais qui ont du sens pour nous. »

2. Faites le point : dressez une liste des aspects qui vous plaisent et vous déplaisent dans vos études. Le nombre d'éléments de chaque côté importe peu (certains pesant plus lourds que d'autres dans la balance), c'est plutôt la réflexion engendrée par l'exercice qui est révélatrice. « Prenez le temps de vous redécouvrir, de chercher ce qui est non négociable dans votre future vie professionnelle. », conseille Anne-Bénédicte. « Identifiez clairement ce qui manque dans votre formation actuelle. Éventuellement, contactez des étudiants plus avancés dans leur parcours et qui y trouvent du sens pour leur partager vos inquiétudes. »

3. Apprenez à vous connaître : il n'est pas rare que les doutes alimentent un manque de confiance en soi, voire l'impression qu'on ne trouvera jamais sa place dans la société. Pour ne pas tomber dans ce cercle vicieux, dressez votre profil de façon réaliste et valorisante : quels sont vos atouts, compétences, centres d'intérêts, valeurs ?... Prenez appui sur vos expériences passées, vos projets (mêmes extrascolaires) et l'opinion bienveillante de votre entourage. « Se connaître permet de faire des choix ancrés. Questionnez-vous sur vos motivations, vos besoins professionnels… un petit exercice utile : s'imaginer à 95 ans en fête de famille et se demander ce qu'on aimerait avoir accompli et transmis avec fierté. »

4. Explorez d'autres pistes : peut-être songez-vous à d'autres formations ou métiers. Ceux-ci représentent un excellent moyen d'approfondir votre réflexion. Précisez en quoi ces idées vous attirent et vous refroidissent et renseignez-vous sur les programmes et débouchés. Parfois, l'image que l'on se construit d'une profession est bien loin de la réalité ! Anne-Bénédicte suggère : « Plongez dans les cours d'une formation qui vous intéresse et voyez si ça vous donne envie d'aller plus loin. Vous pouvez aussi passer une journée dans différents milieux ou secteurs convoités, ou encore poser des questions à la personne référente du cursus. »

5. Ne restez pas seul : quand on se confronte à des questionnements de ce type, notre santé mentale peut parfois en prendre un coup. Il est essentiel de continuer à nourrir vos loisirs et votre cercle social. En parler à des proches, un psychologue ou un conseiller en orientation permet de clarifier ses idées et de diminuer le sentiment de solitude : « Il existe des organismes extraordinaires et complémentaires : le CIO qui rassemble des conseillers hyper formés et expérimentés, les salons comme le SIEP… Je crois aussi beaucoup en la richesse d'un accompagnement individuel. »

6. Relativisez: on accorde souvent une très grande importance au choix d'étude, et il existe une injonction grandissante à trouver le métier qui nous correspond en tous points. Mais n'oubliez pas qu'il existe d'autres moyens de s'épanouir, et que se réorienter en cours de route est toujours possible. De nombreuses personnes ajustent leur parcours au fur et à mesure, voire n'exercent pas du tout dans le domaine de leur diplôme. Mais surtout, écoutez-vous : « Le risque, quand on est dans ces questionnements-là, c'est de s'accrocher à la personne ou le bouquin qui vous donnera LA solution. Mais la solution, elle est en soi. Je suis convaincue qu'on sait à l'intérieur ce qui est bon pour nous. »