Numérisation de l'enseignement supérieur: les établissements bientôt plus branchés grâce aux fonds européens

Les projets soutenus par le fonds de relance européen commencent à se concrétiser. C’est notamment le cas pour toute une série d’initiatives imaginées pour le développement numérique de l’enseignement supérieur et de promotion sociale.

Numérisation de l'enseignement supérieur: les établissements bientôt plus branchés grâce aux fonds européens
©Belga

Le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles vient de donner son feu vert aux dossiers qui seront soutenus par les 21 millions d’euros attribués par l’Union européenne (dont près de 19 millions pour le supérieur).

Dans le cadre de l’appel à projets lancé dans les universités, les hautes écoles et les écoles supérieures des arts (Esa), 40 établissements seront soutenus par les fonds européens (sur 41 en Fédération Wallonie-Bruxelles). Des tendances similaires se retrouvent dans les trois branches de l’enseignement supérieur.

D’abord, l’engagement de technopédagogues (des experts spécialisés dans l’usage du numérique dans les pratiques d’enseignement). Toutes les universités ont opté pour cette démarche ainsi que plus de 70 % des hautes écoles et 20 % des Esa.

Ensuite, la formation des enseignants. La moitié des universités et des hautes écoles y ont pensé, ainsi que 40 % des Esa.

La majorité des établissements mettent aussi en avant l’achat de matériel permettant à la fois l’enseignement à distance et en présentiel. C’est ce qu’on appelle la “co-modalité”. Exemple : un cours donné en auditoire mais filmé et donc possible à suivre en streaming. Cinq universités sur six misent sur ce système, ainsi que 80 % des hautes écoles et plus de 90 % des Esa.

Enfin, 30 % des universités et des hautes écoles annoncent que cet argent leur permettra de renforcer l’offre de prêt de matériel aux étudiants.

Concernant la promotion sociale, 123 établissements seront soutenus (sur les 151 que compte la Fédération). Les fonds serviront en grande majorité à équiper les classes (notamment en tableaux blancs interactifs mais aussi en matériel spécifique comme des mannequins médicaux, des drones ou des voitures à programmer). Ici aussi, le prêt de matériel aux étudiants sera renforcé.

D'après une première estimation, plus de 180 000 étudiants bénéficieront de ce soutien. "La crise a démontré tout l'intérêt de l'enseignement en présentiel pour les professeurs et les étudiants, a déclaré la ministre de tutelle, Valérie Glatigny (MR), mais aussi l'apport pédagogique majeur que peuvent constituer des pratiques éducatives hybrides. Grâce à ces fonds européens, notre objectif est de conserver les bonnes pratiques et de faire entrer un peu plus le supérieur et la promotion sociale dans l'ère digitale."