L'instauration d'un concours en médecine ne passe pas pour l'opposition

Les Engagés (ex-cdH) se sont montrés très critiques de l'accord intervenu vendredi entre le fédéral et la Fédération Wallonie-Bruxelles sur les quotas Inami et l'insturation dès 2023 d'un concours d'entrée pour les études de médecine et de dentisterie.

"PS, MR et Ecolo confirment l'ajout d'un concours, au mépris de la promesse des verts, alors qu'il y a pénurie de médecins?", a tweeté le président centriste, Maxime Prévot. "Notre mobilisation a permis de faire barrage à la loi imbuvable du gouvernement fédéral qui empêchait des futurs médecins d'exercer une fois diplômés", a complété la cheffe de groupe à la Chambre, Catherine Fonck. "Mais... 744 (numéros Inami), c'est 30% en moins de jeunes francophones en médecine par rapport à aujourd'hui, malgré les pénuries?"

Du côté de DéFI, on parle d'un accord "en demi-teinte". "Côté positif : une nouvelle méthode de calcul des quotas Inami, plus en phase avec les besoins du terrain et des soignants. Et qui permet de garantir à chaque étudiant en médecine son numéro Inami en fin de parcours. La mauvaise nouvelle : un concours d'entrée qui pérennise l'inégalité des acquis scolaires des étudiants au sortir du secondaire", estime le parti dans un communiqué.

"La mobilisation des étudiants a porté ses fruits", estime pour sa part la cheffe de groupe PTB à la Chambre, Sofie Merckx. "Tous les étudiants en cours de cursus auront accès à la profession. Par contre les générations futures sont sacrifiés par un concours qui limitera l'accès aux études. Pourtant, des médecins, on en a besoin et pas un peu!", écrit-elle sur Twitter.

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