Etudes de médecine : "Un bon accord" sur les numéros Inami, selon l'Absym

L'accord annoncé entre le Fédéral et la Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB) sur le nombre de quotas Inami et la mise en place d'un concours d'entrée aux études de médecine dès 2023 est un "bon accord, compte tenu de la planification fédérale de l'offre de soins", a réagi l'Association belge des syndicats médicaux (Absym) vendredi.

Etudes de médecine : "Un bon accord" sur les numéros Inami, selon l'Absym
©Jean Luc Flemal

Le gouvernement fédéral et celui de la FWB se sont accordés vendredi sur le nombre de quotas Inami, un dossier à l'origine de bien des tensions communautaires depuis des années, à attribuer aux professionnels de santé. Dès 2023, l'accès aux études de médecine et dentisterie en FWB sera organisé sur base d'un concours (et non plus d'un examen d'entrée comme actuellement), où seul un nombre prédéterminé de lauréats et lauréates seront acceptés.

"Nous ce que l'on veut, c'est qu'il y ait suffisamment de médecins, ni trop peu, ni de trop", a souligné le président de l'Absym, le Dr Luc Herry. Pour lui, l'accord intervenu vendredi "tient compte de l'évolution du rythme de travail des médecins et de la pyramide des âges au sein de la profession".

La mise en place d'un concours d'admission aux études de médecine est, selon lui, "la meilleure solution pour éviter un numerus clausus en fin d'études".

À l'en croire, la pénurie de médecins dénoncée notamment par la Fédération des étudiants francophones (Fef) au sud du pays est "très localisée" et "doit encore être objectivée". "Les villes et les périphéries sont plutôt en pléthore. Si certaines zones rurales sont en pénurie, c'est parce que les jeunes médecins ne veulent plus s'y installer", estime-t-il.

Une nouvelle méthodologie pour déterminer le nombre de médecins nécessaires dans les années à venir a été agréé par les différentes parties à l'accord.

Dès 2028, le nombre de numéros Inami, indispensables pour exercer la médecine en Belgique, devrait notamment être relevé afin de disposer de plus de médecins généralistes dans le sud du pays.

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