Du changement dans les kots-à-projet à Louvain-la-Neuve: voici les nouveaux venus et ceux qui disparaissent

"On avait peur que notre projet paraisse trop décalé", nous a confié Anton, l'un des étudiants à la base du Zymokot, l'un des nouveaux venus.

Du changement dans les kots-à-projet à Louvain-la-Neuve: voici les nouveaux venus et ceux qui disparaissent
©organe

Chaque année, les 79 kots-à-projet de l'UCLouvain doivent rentrer une demande de reconduction afin de pouvoir continuer à exister l'année suivante. Les groupes d'étudiants, réunis autour d'un même projet, ont donc retenu leur souffle le 28 avril dernier, date à laquelle le verdict final est tombé.

4 nouveaux KAP

Résultat, lors de la rentrée académique prochaine, il y aura 4 nouveaux KAP : deux qui n'avaient pas été reconduits l'année d'avant et qui font leur grand retour ainsi que deux nouveaux venus. Dans la première catégorie, on retrouve le Kot-à-Jeux dont le but est de promouvoir les jeux de société sur le campus, et le Welkot Spring qui est un projet autour de la promotion musicale dont le principal événement est le Welcome Spring Festival. Côté nouveaux venus, on retrouve le Kotéchec (dont le nom n'est peut-être pas définitif) et le Zymokot.

"C'est une sacrée surprise pour nous de pouvoir devenir un kot-à-projet l'année prochaine car il y avait beaucoup de concurrence", nous explique Anton, l'un des étudiants qui a créé le "Zymokot". "On avait aussi un peu peur que notre idée paraisse trop décalée aux yeux de l'université." Le Zymokot est en effet un kot axé sur... la fermentation. "La fermentation est un processus naturel qui a beaucoup d'effets positifs sur le corps. En plus, on ne le sait pas toujours, mais on peut le faire soi-même, de façon très économique. Notre idée est donc d'organiser des ateliers l'année prochaine afin de rendre accessible la fabrication de pain, de kéfir ou encore de kombucha." A la base du projet, on retrouve des étudiants en informatique, psychologie et sciences de l'éducation. "Mais on s'attend à voir arriver beaucoup de bio-ingénieurs dans notre équipe."

Le kotéchec, lui, comme son nom l'indique, est centré sur les échecs. L'idée est née pendant le confinement, en 2021. "Lorsque la série "Le Jeu de la dame' est sortie, on a commencé à réunir les gens virtuellement autour des échecs. Puis on a continué à le faire en présentiel", nous explique Arthur, étudiant en ingénieur civil. "L'année dernière, on est devenu un véritable club d'échecs, on organisait des parties toutes les semaines et on a même joué contre le recteur. Mais on avait besoin d'un cadre afin de gagner en crédibilité." Les étudiants, amateurs pour certains et champion pour un autre, ont donc fait une demande pour devenir un kot-à-projet. Puisqu'elle a été acceptée, ils vont avoir l'occasion de mettre en oeuvre leurs projets. "On va maintenir un rendez-vous par semaine où on pourra jouer aux échecs ensemble, on va aussi organiser des cours et des initiations. Le but, c'est que plein de gens participent à nos activités, qu'ils connaissent déjà le jeu ou non."

4 kots-à-projet pas reconduits

Qui dit "nouveaux venus" dit forcément "non-reconductions". Pour que certains arrivent, il faut en effet que d'autres partent. Quatre kots n'ont donc pas été reconduits cette année. Ils ont tous reçu les motivations détaillées, qui n'ont pas été rendues publiques.

Le Semeur (agriculture, monde rural), le Levant (sensibilisation autour du handicap), la Ribambelle (kot de chant chorale) et l'Auberge des Bruyères (kot autour de la communauté de Taizé) n'existeront donc plus l'année prochaine. Rien ne les empêchera toutefois de retenter leur chance lors du prochain processus de (re)conduction.

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