La future rectrice de l'Université de Liège envisage une gouvernance participative

En octobre prochain, Anne-Sophie Nyssen deviendra la première femme, depuis la création de l'Université de Liège en 1817, à exercer la fonction rectorale.

La future rectrice de l'Université de Liège envisage une gouvernance participative
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Vendredi, à l'occasion d'une conférence de presse de présentation, elle s'est dit fière que la communauté universitaire ait voté en faveur du changement. A l'issue du second tour de l'élection rectorale qui s'est déroulé ces 10 et 11 mai à l'ULiège, Anne-Sophie Nyssen (57 ans) a été élue avec 52,02 % des suffrages exprimés pondérés. Actuellement professeure ordinaire à la faculté de psychologie, de logopédie et des sciences de l'éducation ainsi que, depuis 2018, vice-rectrice en charge de l'enseignement et du bien-être, elle prendra ses fonctions le 1er octobre, succédant au Pr Pierre Wolper qui partira à la pension.

"Je suis extrêmement touchée du vote et très fière pour notre université. Fière que le vote ait été en faveur d'une femme, en faveur du changement", a déclaré Anne-Sophie Nyssen, qui, au regard du taux de participation à l'élection jugé bas, souhaite mettre en place une gouvernance participative. "Afin de répondre aux défis de demain, notamment au niveau du numérique; on l'a bien constaté durant la crise du Covid-19 et il a fallu s'adapter, mais aussi aux défis de développement durable", a-t-elle précisé.

Le recteur sortant n'a pas caché sa satisfaction de voir une personne avec qui il collabore depuis des années prendre sa succession. Anne-Sophie Nyssen s'était, en effet, engagée à ses côtés dans le cadre de l'élection rectorale de 2014 et 2018. Un contexte différent de l'élection rectorale de 2018 qui avait connu des prolongations, donc, qui va faciliter, selon Pierre Wolper, la transition "de manière harmonieuse" d'ici octobre.

Dans l'équipe d'Anne-Sophie Nyssen, on retrouve notamment les doyens Frédéric Schoenaers (faculté des sciences sociales) et Pascal Poncin (faculté des sciences) ou encore le professeur Moutschen (chef de service infectiologie au CHU de Liège). Une équipe qu'Anne-Sophie Nyssen a constituée pour leurs valeurs communes et sans laquelle, a-t-elle confié, elle ne se serait pas présentée.

Parmi les priorités de la future rectrice, outre la gouvernance participative, elle a épinglé une meilleure orientation des étudiants en amont, un refinancement des universités ou encore la mobilité, notamment vers le Sart-Tilman, qui pose problème.

Anne-Sophie Nyssen doit désormais présenter un vice-recteur au conseil d'administration de l'ULiège. Elle peut aussi désigner des vice-recteurs chargés de missions.