Etudier tout en dessinant, c'est possible avec le sketchnoting

Etudier n'est pas forcément rébarbatif. Cela peut même se transformer en moment amusant grâce au sketchnoting !

Etudier tout en dessinant, c'est possible avec le sketchnoting
© Béatrice Lhuillier

En tant qu'étudiant ou étudiante, tu peux trouver des moyens amusants de prendre des notes ou d'étudier. "La Libre Etudiant" s'est intéressée à l'un d'entre eux : le sketchnoting.

Qu'est-ce que le sketchnoting ?

Le sketchnoting a été théorisé en 2006 par l'auteur et graphiste américain Mike Rohde. Le terme vient des mots anglais "sketch" (griffonner) et "note" (prendre des notes). "C'est donc une technique de prise de notes qui mêle le visuel, avec le dessin, et le textuel", nous explique Béatrice Lhuillier, qui a écrit plusieurs livres sur le sujet. "Cette technique aide à mieux mémoriser, tout en étant fun."

En bref, le sketchnoting permet donc d’apprendre en dessinant. Toutefois, il ne faut pas forcément être un artiste pour utiliser cette méthode. “Certains font des blocages car ils ne savent pas dessiner. Mais je dis toujours que si vous êtes capable de faire un carré, un rond, un point et des traits, alors, vous savez sketchnoter”, explique l’ancienne cheffe de projet en e-learning.

A qui est destiné le sketchnoting ?

Tout le monde peut utiliser cette méthode, des plus petits aux plus grands. “Il faut tout de même avoir une appétence pour le visuel. Certains vont davantage accrocher que d’autres. Tout est question de goût.”

Le sketchnoting convient en tout cas aux élèves de primaire et de secondaire, mais aussi aux étudiants du supérieur. Toutes les matières (ou presque) peuvent s’y prêter. “Celles qui demandent une vulgarisation scientifique conviendront mieux”, concède Béatrice Lhuillier, “mais une fois qu’on a mis en place son propre vocabulaire, on peut utiliser le sketchnoting pour presque tout”.

Comment on “sketchnote” ?

Il n’y a pas une seule manière de sketchnoter. Chacun va en effet utiliser sa propre méthode, en fonction de ses goûts personnels. L’idée est toutefois d’inclure des éléments graphiques (flèches, traits) et des dessins ou pictogrammes afin de résumer la matière. Le tout, en les agençant de manière graphique et logique.

Etudier tout en dessinant, c'est possible avec le sketchnoting
©beatrice lhuillier

“On peut utiliser le sketchnoting à la fois dans sa prise de notes, mais aussi pour élaborer ses fiches de révision et aider à la mémorisation”, poursuit la formatrice, aujourd'hui à la tête de sa société "Imaginographe", basée sur la pensée visuelle. “C’est vrai que ça prend du temps d’élaborer des fiches comme celles-ci, mais on en gagne vraiment au moment de l’étude.”

Pour s’y mettre en douceur, la méthode est assez simple :

  • Etape 1 : inclure quelques pictogrammes. Au moment de prendre des notes, on peut faire comme d'habitude, mais laisser une marge libre à droite de la feuille. Dans celle-ci, on peut rajouter des pictogrammes pour symboliser certains concepts. De cette manière, on construit au fur et à mesure sa propre charte graphique.

  • Etape 2 : agencer ses notes. Plutôt que de prendre des notes de façon linéaire sur une feuille, on peut découper sa feuille en zones bien précises. Une zone peut ainsi être réservée aux définitions, une autre zone à un court résumé des 2h de cours, etc. Dès que le prof explique qu'il y aura trois éléments, on peut déjà couper sa feuille en trois.

  • Etape 3 : créer du liant entre les zones. Une fois qu'on est à l'aise avec le concept de "zones", on peut prendre note en créant directement du liant entre elles, comme des flèches et des pictogrammes.

Etudier tout en dessinant, c'est possible avec le sketchnoting
©beatrice lhuillier

Quels sont les avantages du sketchnoting ?

Concevoir des fiches très visuelles et remplies de dessins peut être un bon moyen d’évacuer son stress. Etant donné que l’étudiant y aura passé du temps, il retiendra sans doute mieux ce qui y est présent.

"Juste en faisant la synthèse, grâce aux dessins, aux couleurs et aux mots-clés, je retenais déjà une grande partie", confirme Emilie, qui a utilisé cette technique en secondaire. "Avec des synthèses classiques, je mettais vraiment beaucoup plus de temps à retenir. Ce que je trouvais chouette, c'est qu'il n'y a pas de règles. On peut faire comme on veut et laisser parler sa créativité."

Quels sont les inconvénients du sketchnoting ?

Certaines matières s'y prêtent quand même mieux que d'autres. Certains étudiants trouveront également que cela prend trop de temps à faire et préféreront les notes classiques, dont les mots-clés importants auront été fluotés.

--> Si vous voulez en savoir plus, rendez-vous sur le groupe "Sketchnotes : facile!"