Glatigny met les étudiants en garde contre les plateformes d'échange de notes de cours

La ministre de l'Enseignement supérieur, Valérie Glatigny (MR), a mis en garde mercredi les étudiants contre les risques liés aux plateformes digitales qui vendent des notes, résumés et autres vidéos de cours. "Ce n'est pas parce que c'est payant que c'est une garantie de qualité", a souligné la ministre, interrogée lors de la séance plénière du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles par plusieurs députés.

Glatigny met les étudiants en garde contre les plateformes d'échange de notes de cours
©BELGA

"C'est une initiative privée dont le contenu n'est pas validé par les universités", a-t-elle ajouté.

La presse s'est fait l'écho ces derniers jours du succès rencontré en cette période de blocus par la plateforme Wirenotes. Celle-ci met à disposition contre paiement des notes de cours, des résumés ou des vidéos de cours, soulevant une série de questions éthiques mais aussi juridiques, notamment en matière de respect des droits d'auteur.

Sans annoncer de mesures dans l'immédiat, Mme Glatigny a toutefois fait savoir que le conseil des recteurs francophones (Cref) allait se pencher sur ce dossier, notamment pour dresser un inventaire mais aussi examiner les aspects juridiques.

"Je serai très attentive à l'analyse qui sera faite par les recteurs francophones", a assuré la ministre.

Plutôt que de faire appel à ce type de plateformes pour réussir, celle-ci a rappelé qu'il existait dans les universités un système d'accompagnement des étudiants dont les moyens financiers avaient été augmentés ces dernières années.