"Hécatombe" en première année de psycho à l'UCLouvain: l'AGL et la FEF y voient "un problème de financement"

Elles regrettent les sorties médiatiques de l'UCLouvain et de la ministre de l'Enseignement supérieur Valérie Glatigny (MR) sur le très faible taux de réussite en Bac1 de psychologie.

Rédaction (avec Belga)
"Hécatombe" en première année de psycho à l'UCLouvain: l'AGL et la FEF y voient "un problème de financement"
©Bernard Demoulin

La Fédération des étudiants francophones (FEF) et l'Assemblée générale des étudiants de Louvain (AGL) se sont jointes au Bureau des étudiants de la faculté de psychologie et des sciences de l'éducation de l'UCLouvain pour dénoncer le manque de financement de l'enseignement supérieur dans un communiqué paru mardi.

Elles regrettent les sorties médiatiques de l'UCLouvain et de la ministre de l'Enseignement supérieur Valérie Glatigny (MR) sur le très faible taux de réussite en Bac1 de psychologie. Seuls quatre des 751 étudiants inscrits ont réussi au terme de la session de juin (ndlr: suite à une correction de l'université, ils sont maintenant 40). Cela représente un taux de réussite de 0,53%, selon les chiffres avancés par Comac, mouvement étudiant du PTB. L'UCLouvain et la ministre, de leur côté, relativisent ces chiffres. Elles expliquent que 150 étudiants n'ont pas passé leurs examens et que d'autres ont volontairement choisi de laisser des examens pour la seconde session. L'université précise en outre que l'état des lieux devra se faire à l'issue de la seconde session car analyser les chiffres actuels ne veut rien dire. "L'année dernière, le taux de réussite en BAC1 de psycho après la session d'août était de 35%", nous expliquait Isabelle De Coster, la porte-parole de l'université néo-louvaniste.

Ce taux d'échec élevé s'explique par un manque de moyens, financiers et humains, pour assurer un encadrement et des évaluations pédagogiques innovantes et adéquates, estiment la FEF et l'AGL dans un communiqué commun. Pour les représentants des étudiants, l'UCLouvain tente de justifier et de normaliser l'hécatombe de la première session.

Les organisations étudiantes réclament un véritable refinancement public de l'enseignement supérieur et une révision du mode actuel de l'allocation budgétaire par enveloppe fermée.

La ministre et les autorités universitaires tiennent les étudiants pour seuls responsables de cette situation, déplorent l'AGL et la FEF.