Un candidat sur deux au dernier examen d'entrée en médecine lancé ce mardi matin à Bruxelles ne réside pas en Belgique

L'année prochaine, l'accès aux études de médecine et dentisterie sera régulé par un concours d'entrée encore plus sélectif.

Quelque 6086 personnes étaient attendues mardi matin à Bruxelles pour présenter l’examen d’entrée en médecine et dentisterie (dont une deuxième session sera organisée le samedi 27 août). Environ 5500 d'entre elles se sont effectivement présentées.

Il s'agit du dernier examen d'entrée ouvrant la porte de ces filières. A partir de 2023-2024, leur accès sera régulé par un concours d'entrée qui, contrairement à l'examen, ne donnera le feu vert qu'à un nombre limité de candidats, départagés en fonction de leurs points. C'est le résultat de l'accord conclu dans la saga Inami.

En attendant, la règle n’a pas changé. Pour suivre les études qu’il a choisies, le candidat doit réaliser au moins 8/20 dans chacune des huit matières évaluées. Quinze questions à choix multiples sont proposées dans chaque matière (avec une réponse correcte sur cinq proposées). Les matières sont regroupées en deux grandes parties (les matières scientifiques: chimie, biologie, physique et mathématiques, et les aspects de communication et d’ analyse critique de l’information). Il faut également obtenir au moins 10/20 de moyenne dans chacune des deux.

Avec 6087 candidats attendus et 5500 présents, on est dans le même ordre de grandeur que l’année passée (6165 inscriptions en juillet 2021). Comme d’habitude, les étudiants qui présentent l’épreuve pour la première fois sont largement majoritaires (75%). Ceux qui visent la médecine aussi (80%). Il y a deux-tiers d’étudiantes. Et la proportion de non-résidents tourne cette fois encore autour de la moitié (est considéré comme non-résident l'étudiant qui ne peut pas prouver que sa résidence principale se trouve en Belgique). Elle dépassait même pour la première fois un inscrit sur deux (50,1% ce mardi pour 49,5% l’année passée) mais elle constitue finalement 47% des candidats effectivement présents.

Il faut rappeler qu'au terme de l'épreuve, les non-résidents ne peuvent représenter plus de 30% des lauréats qui pourront s'inscrire à l'université. Des centaines de candidats non-résidents ont ainsi été recalés ces dernières années, bien qu'ils aient réussi l'examen.

Le bilan définitif de l’édition 2022 ne pourra bien sûr être dressé qu’après les résultats des deux sessions. A titre d'information, le taux de réussite moyen de ces dernières années tourne autour de 17% (dont 19,7% en août 2020, 16,9% en septembre 2020, 11,6% en juillet 2021 et 26,7% en août 2021).