Caroline Désir défend les changements de cette nouvelle année scolaire: "Il y a beaucoup d'ambitions et ce ne sera pas un nivellement par le bas"

Caroline Désir, ministre de l'éducation en Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB), était l'invitée de Bel RTL ce vendredi matin. Elle s'est exprimée sur la rentrée de ce 29 août 2022, cible de nombreux changements.

Selon la ministre, le rythme scolaire se devait d'être modifié. Raison pour laquelle une année scolaire s'organisera à l'avenir sur une séquence de 7 semaines de cours (6 au minimum, 8 au maximum), suivie de deux semaines de vacances: "Une meilleure régularité permet de placer les élèves dans des meilleures conditions d'apprentissage", déclare Caroline Désir.

Petit bémol cependant: les enfants germanophones et néerlandophones garderont le calendrier traditionnel actuel. Situation inchangée également pour l'enseignement supérieur. Ce changement de rythme spécifique aux élèves francophones peut ainsi engendrer certains soucis pour les parents dont les enfants fréquentent des établissements différents: "J'espère que les autres communautés nous emboîteront le pas lors des prochains accords de gouvernement. Au niveau de la ministre Glatigny, il y a un travail pour une réforme de leur rythme. L'ambition est de rapprocher les vacances des uns et des autres", précise la ministre de l'Education.

Enfin, Caroline Désir a été interrogée sur l'entrée en vigueur d'un tronc commun pour les 1e et 2e primaires. Celui-ci s'appliquera jusqu'en 3e secondaire. Tous les élèves scolarisés en Fédération Wallonie-Bruxelles devront ainsi suivre les mêmes programmes de cours. D'aucuns voient d'un mauvais œil ce tronc commun. Certains estiment en effet qu'il s'agit d'un nivellement par le bas. Une position que réfute la ministre:"Je m'inscris en faux: il y a beaucoup d'ambitions dans ce tronc commun. Il faut aller voir les 9 nouveaux référentiels disciplinaires, ils sont en ligne. On a voulu renforcer les savoirs de base (calcul, écriture, lecture), puis de nouvelles matières arrivent, dont la formation manuelle, technique, numérique. Et toutes nos réformes seront évaluées chaque année", conclut-elle.