Comment les nouvelles règles de réussite impactent les étudiants du supérieur: un nouvel outil pour tout comprendre

La réforme - complexe ! - ne porte pas uniquement sur la première année. La ministre Glatigny lance un outil explicatif.

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©Shutterstock

À deux petites semaines de la rentrée dans l'enseignement supérieur, et alors que les inscriptions battent leur plein dans les hautes écoles et dans les universités, la ministre de l'Enseignement supérieur, Valérie Glatigny (MR), lance une vaste campagne de communication pour expliquer tout ce qui change pour les étudiants dans les règles de finançabilité (autrement dit les balises à atteindre pour pouvoir se réinscrire ou, encore, le temps dont dispose l'étudiant pour réussir) et la composition de leur programme de cours.

C’est important car tout le monde est concerné par les modifications, immédiatement ou assez vite. Contrairement à l’idée qui circule beaucoup, le système ne change pas seulement pour les nouveaux étudiants qui arrivent pour la première fois en première année. Il vaut aussi dès à présent pour ceux qui s’inscrivent et s’inscriront en première année de master. Quant aux autres (ceux qui refont un premier bachelier, qui se réorientent, qui s’inscrivent en bac 2, en bac 3 ou en master 2), ils n’appliqueront pas les anciennes règles jusqu’à la fin de leur parcours.

Pour 2024-2025 au plus tard, chacun devra respecter les nouvelles balises de finançabilité, peu importe où il en est dans ses études, et il devra d’ici là respecter les nouvelles dispositions relatives à la composition de son programme annuel (lire le détail des nouvelles règles ci-dessous). D’où l’importance de valider en priorité ses plus anciens cours.

Vraiment pas simple de s’y retrouver

Le décret qui organise l'enseignement supérieur (dit décret Paysage) a été modifié en décembre 2021. "L'objectif de la réforme est de mener davantage d'étudiants vers la réussite et ceci de façon plus efficace et plus rapide, rappelle la ministre de l'Enseignement supérieur. Comment ? En structurant mieux la manière dont ils avanceront dans leur parcours académique, et en clarifiant le nombre d'années dont ils disposent pour obtenir leur diplôme."

Valerie Glatigny
©JEAN LUC FLEMAL


Mais pour que cet objectif soit atteint, il faut que les étudiants s'approprient le système. "Il faut qu'ils puissent savoir facilement quand et comment les changements s'appliqueront à eux", ajoute-t-elle. Vu la complexité et la diversité des parcours, il n'est vraiment pas simple de s'y retrouver. D'où l'intérêt des outils lancés par son cabinet.

Nous avons testé pour vous

La Libre a testé pour vous la page web interactive (consultable dès à présent sur mesetudes.be/decret paysage).

"Je m'inscris pour la première fois en bac 1", "J'étais en bac 1 en 2021-2022", "Je poursuis mon bachelier en 2022-2023", "Je suis à cheval entre le bachelier et le master" , "Je recommence mon master", "Je poursuis mon master" : en quelques clics, chacun trouve tous les détails correspondant à sa situation et peut voir quand et comment des changements le concerneront.

Une vaste campagne digitale débute aussi, via les canaux traditionnels (Facebook, Instagram et YouTube) et sur Twitch, pour accompagner le lancement de l’outil et décrypter les principales nouveautés.Monique Baus