Ce que les étudiants en Master auraient aimé savoir lors de leur arrivée dans le supérieur

Que dirais-tu à la personne que tu étais en première année ? Voilà la question posée par La Libre Etudiant à dix jeunes en fin d’études supérieures.

Clémence Dascotte
Ce que les étudiants en Master auraient aimé savoir lors de leur arrivée dans le supérieur
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Fais des études pour toi

Mathilde est en dernière année de master , quand on lui demande ce qu'elle aimerait dire à la Mathilde de première année, elle répond : "Mon conseil le plus précieux est de te sentir bien dans ce que tu fais. Ne te force pas à écouter tes proches pour le choix de tes études. Et ne te prends pas la tête non plus. On met une pression dingue sur notre futur mais au final, à quoi ça rime ? Se sentir mal ? Se forcer à faire des études qui ne nous plaisent pas ? Non, il faut réfléchir à ce qui te plait et le faire. Le reste importe peu." Agir pour soi, c'est aussi ce qu'Auriane a retenu de ses années universitaires : "Fais des études pour toi, ne suis pas tes amis de secondaire ou ce que ta famille peut te dire. C'est un choix que tu fais pour ton avenir, il ne concerne que toi."

Ce n’est pas grave de se réorienter

La réorientation peut faire peur mais il faut l'envisager comme une expérience ou un enrichissement. C'est une force de se rendre compte que l'on n'aime pas ce que l'on fait et prendre les choses en mains pour se réorienter. Lilou terminera son master l'année prochaine, les années derrières elles lui ont appris que l'épanouissement personnel doit passer avant tout le reste: "Les changements d'orientation, c'est normal. Un, deux voire même 5 ans, ce n'est pas grand-chose dans une vie. Le principal, c'est de trouver des études dans lesquelles on s'épanouit." Victor est désormais diplômé mais, lui aussi, garde une chose en tête, la réorientation est parfois la solution : "Ce que j'ai retenu c'est qu'il vaut mieux arrêter et aller vers autre chose qui nous plaira plus que de persévérer dans un choix d'étude qui n'est pas le bon."

L’échec n'empêche pas la réussite

Quand on commence des études supérieures, nous sommes souvent accompagnés d'une crainte: l'échec. Pourtant, il permet d'apprendre et d'avancer et ne reflète pas toujours nos capacités. Léonie voudrait rappeler à la jeune étudiante qu'elle était que "Ce n'est pas grave de doubler ou d'avoir des examens de passage, surtout en première puisqu'il faut trouver sa propre manière d'étudier. Au final, ce qu'il faut retenir c'est que les études nous permettent avant tout d'apprendre, de murir et de se challenger. Et parfois, cela passe par l'échec."

No stress

Lise a terminé ses études le mois dernier, quand elle y repense, elle voit tous les beaux moments qu'elle a vécus mais aussi beaucoup de stress. Un stress qui, selon elle, aurait pu être évité : "Le conseil que je donnerais à la moi d'il y a cinq ans c'est de déstresser, de prendre confiance en soi et en ses capacités. Quand je suis arrivée à l'unif, j'étais vraiment très stressée à l'idée de rater mon année. Donc ,en première je me mettais une grosse pression, je ne faisais que travailler, j'étudiais tous les jours après chaque cours. Je me rends compte que ce n'était pas nécessaire. Ça m'a empêché de profiter de la vie étudiante." Nina, quant à elle, a encore une année avant la fin de ses études. Durant celles-ci, elle a appris à affronter son stress et à relativiser : "Je dirais à la petite Nina de 18 ans d'arrêter de se prendre la tête. Quand tu as l'impression que tu as une montagne infranchissable devant toi, respire un bon coup, fais les choses petit à petit, étape par étape et tu verras que tu l'auras franchie sans même t'en rendre compte."

N'hésite pas à aller vers les autres

"Les amis, ça fait tout quand même",affirme Juliette en se remémorant ses années d'études. Elle ajoute qu'"en même temps, il ne faut pas se mettre trop de pression à ce sujet-là parce qu'au final on finit toujours par rencontrer des gens. Tout le monde débute et ne connait pas beaucoup de gens. On continue même à rencontrer des gens tout au long du parcours. Dans mon expérience, je me suis fait des amis jusqu'en master 2." Donovan a fait deux bacheliers, deux expériences différentes mais une constante, l'importance de l'intégration : "Au Donovan de première année, je lui dirais que la plus grande force des études supérieures c'est l'entraide et la solidarité. Si tu n'as pas su aller en cours et que tu as besoin de notes, les autres peuvent t'en donner. Je conseille donc, quand tu arrives dans la faculté, d'aller vers les autres et de développer des amitiés, c'est super important"

La méthode, la clé pour réussir

Quand les cours commencent, la matière a parfois tendance à vite s'accumuler. Alors, pour ne pas se sentir dépassé, il est important de trouver sa méthode de travail. Ce n'est pas facile et une fois qu'on l'a trouvée, on aimerait faire un bond en arrière pour la comprendre plus tôt. Céline aurait aimé la connaitre au début de son cursus : " Le conseil que j'aurais bien aimé avoir avant de commencer les cours, c'est de regarder ce qui a déjà été fait par les étudiants des autres années (synthèses, notes, …) pour éviter de perdre du temps en refaisant tout. Et puis, je me dirais d'aller au cours pour comprendre la matière car, ça, c'est déjà la moitié du travail de l'année. Aussi, je fais des études sportives et j'aurais aimé comprendre plus vite que le repos est primordial. Il ne faut jamais rien lâcher, mais, pour ça, il faut pouvoir se reposer." Donovan s'est senti perdu au début de son bachelier car on ne lui avait jamais parlé de méthode, il aurait pu gagner du temps en la découvrant plus rapidement "Une fois que tu as trouvé ta méthode de travail, ça va beaucoup mieux. Moi, par exemple, je sais que j'ai une mémoire auditive donc c'est super important d'aller au cours pour écouter et retenir. Une fois que tu sais ça, même pour les cours qui demandent du par cœur, tu peux trouver des alternatives, des trucs et astuces."

Et surtout, profite

S'il y a bien une chose que tous aimeraient rappeler à la personne qu'ils étaient au début des études, c'est de profiter. "S'investir dans différents projets, même si on a envie de beaucoup travailler, qu'on a peur de pas avoir le temps. C'est toujours chouette de s'investir dans le sport, ou dans la représentation étudiante, …" affirme Juliette. Une opinion que Nina partage : "Les études supérieures c'est beaucoup plus que simplement rester dans sa chambre pour acquérir des crédits et avoir les meilleurs points possibles. Je me dirais de profiter à 100% de cette période de la vie car elle passe beaucoup trop vite. Je sais que c'est cliché mais ça passe en un clin d'œil. Il faut profiter de cette période pour voyager, sortir de sa zone de confort, faire la fête, s'investir. Profiter de cette période pour faire plein d'expériences, tout simplement."