Le gouvernement a adopté le décret sur le premier concours d’entrée en médecine prévu en août prochain : voici comment il se déroulera

Les grands principes de l'examen sont maintenus mais il y a quelques changements. Les voici.

Le gouvernement a adopté le décret sur le premier concours d’entrée en médecine prévu en août prochain : voici comment il se déroulera
©JC Guillaume

L’accord intervenu au terme de 25 ans de saga autour des numéros Inami des jeunes médecins francophones prévoyait, à partir de l’année académique 2023-2024, de remplacer l’examen d’entrée en médecine et dentisterie par un concours au terme duquel seuls les mieux classés pourront décrocher une des places disponibles et entamer leurs études (contrairement à l’examen d’entrée qui en ouvrait les portes à chaque étudiant qui le réussissait).

En échange : un numéro Inami pour chaque étudiant déjà dans le cursus, et l’objectivation des besoins en médecins en Wallonie et à Bruxelles.

En une session unique

"Nous sommes au rendez-vous de nos engagements", s'est réjouie la ministre de l'Enseignement supérieur, Valérie Glatigny (MR), à la manœuvre. Le décret qui fixe les modalités du concours a en été adopté, jeudi, par le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Première nouveauté : le concours se déroulera en une session unique comprise entre le 16 et le 31 août qui précède l’année académique visée. Ceci doit permettre aux étudiants de se préparer efficacement durant l’été, mais aussi aux non-retenus de se réorienter avant la rentrée.

Les grands principes de feu l’examen sont conservés. Les huit matières sur lesquelles portera le concours restent les mêmes. La note finale à l’épreuve sera la somme des notes obtenues pour chacune des huit matières. S’agissant d’un concours qui classera les candidats en fonction de leur résultat, il n’y a plus lieu d’exiger de notes minimales de réussite. Les candidats choisiront toujours l’université où ils entameront leurs cursus en s’inscrivant au concours.

Moins d'étudiants qui ne résident pas en Belgique

Deuxième grand changement : le quota maximal d'étudiants qui ne résident pas en Belgique passera de 30 % à 15 %. "Il s'agit de garantir une offre de soins suffisante, et de lutter contre de possibles pénuries liées au départ de praticiens au terme de leurs études, qui ne contribuent pas au renouvellement de la force de travail", a précisé la ministre.

Le texte adopté définit aussi comment se calcule le nombre d’admis. Pour une année académique N, il dépend du quota Inami de l’année N + 6 pour la médecine, et N + 5 pour la dentisterie, et d’un taux de déperdition fixé par le gouvernement (d’ici fin novembre pour 2023-2024).