Il y a du changement à la Jefke, l'emblématique salle de guindaille de l'ULB

Les étudiants se mobilisent pour rendre la guindaille plus sûre. À la Jefke, à Bruxelles, une nouvelle fresque rappelle les bons comportements. Se protéger les uns les autres, même avec un verre dans le nez, c'est pas si compliqué.

Il y a du changement à la Jefke, l'emblématique salle de guindaille de l'ULB
©Belga

Vous êtes peut-être de ceux qu'il faut pousser dehors lorsque la musique s'arrête et que les lumières reviennent. Ou alors, de ceux qu'on ne voit qu'une fois de temps en temps sur la piste de danse. Vous préférez vous accouder au zinc et gratter les premières mousses à votre pote qui tire la pompe. Ho non ! C'est terminé les dingueries. Vous êtes désormais cet ancien noceur acharné qui regrette ses jeunes années. Rien de tout ça ? Peut-être que les grosses guindailles avec plein de monde, c'est simplement pas votre truc. Mais dans tous les cas, si vous avez traîné du côté de Bruxelles durant vos années d'étude, vous avez entendu parlé de la Jefke. L'emblématique salle de guindaille de l'ULB aux murs bétonnés et au sol brun-collant accueille depuis des années les fêtes estudiantines sur le campus de la capitale.

Depuis ce 3 octobre 2022, la Jefke n'est plus tout à fait la même. Par voie de communiqué on apprend que, dans le cadre du projet “Ça m’saoûle” pour une guindaille plus "safe" à l’ULB, des artistes ont réalisé une fresque qui rappelle les bons réflexes à avoir en soirée, pour soi et pour les autres.

Portée notamment par les délégué(e)s éco-responsables des cercles ACE (Associations des cercles étudiants) et soutenue par les associations O’YES, Modus Vivendi, le FARES et ULB Santé, cette fresque a pour objectif de rendre plus visibles les dispositifs santé disponibles sur place : eau en self-service, préservatifs et bouchons d’oreille gratuits. Elle rappelle également quelques bons conseils tels que manger avant de sortir (ce n'est pas tricher) ou encore s’assurer (toujours) du consentement de l’autre.

Matthias du collectif Boîte Magik a co-réalisé la peinture murale. "Ce projet de fresque préventive faisait tout à fait sens pour moi car je connais bien les dérives de la fête si on ne se contrôle pas un minimum. Bien que cela ne m'arrive plus aujourd'hui, j'ai à plusieurs reprises lors de mon adolescence mis ma vie en danger à cause de l'alcool", confie l'artiste. "Si cette fresque peut aider les gens à prendre conscience de leurs limites alors nous avons tout gagné. D'ailleurs depuis que j'ai bossé sur la fresque, j'ai le réflexe de boire plusieurs verres d'eau sur la soirée."

Wiggy, plasticienne, a également participé à la réalisation du projet. "C'était l'occasion de collaborer avec d'autres artistes et de mélanger nos styles. J'espère que les messages seront utiles car il y a pas mal de trucs qu'on oublie quand on fait la fête. Si au moins une personne s'en rend compte en checkant nos dessins c'est déjà cool", se réjouit-elle.

Il y a du changement à la Jefke, l'emblématique salle de guindaille de l'ULB
©O'YES ASBL

"Ça m’saoûle" est un projet de promotion de la santé et de Réduction des Risques (RdR) sur l’ULB.